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Boma: Hippolite Thamba, initiateur du Centre « Lusadusu » pour drépanocytaires, menace de se suicider !
Créé sur initiative d’Hippolite Thamba, un jeune drépanocytaire de 30 ans, le centre de santé « Lusadusu », côtoyé par plusieurs malades d’anémie SS, assure gratuitement les premiers soins aux drépanocytaires issus des familles démunies.

Selon le témoignage de son initiateur contacté par CONGOPROFOND.NET, la structure fonctionne avec ses propres moyens, aussi minimes soient-ils. Malheureusement, par manque de financement, cette oeuvre salvatrice ne répond plus à sa mission. La prise en charge gratuite des drépanocytaires fait défaut depuis quelques temps. Le centre de santé Lusadusu de Boma est même menacé de fermeture. Une situation qui tant affecté son initiateur. Hippolite Thamba, seul face à ce malheur, commence à nourrir des idées suicidaires. Il a exprimé son désarroi en ces termes: » Si personne ne vient à mon secours, je vais me suicider. Je ne supporterai pas le fait que ce centre d’intérêt commun soit fermé en dépit de tous les efforts fournis jusqu’ici. Lusadusu est un centre de santé qui accueille les parents et leurs enfants drépanocytaires dépourvus des moyens. Il offre des services à cette catégorie des personnes vulnerables. Hélas ! Jusqu’à ce jour, la structure n’a pas pu avoir des partenaires pouvant l’aider à payer ne fut ce que le loyer. Le voir sombrer me pousse à l’extrême « , a t-il conclu.

Il est à noter que l’ASBL » Les drépanocytaires ont droit à la vie »(Dréonvie) s’assigne comme principaux objectifs de sensibiliser la population sur l’importance de connaitre la drépanocytose et comment l’éviter, d’encadrer psychologiquement les personnes vivant avec la drépanocytose en les aidant à accepter leur état de santé, en partageant des expériences avec eux et créer des stratégies pour la prise en charge des malades. C’est d’ailleurs à ce niveau que se justifie l’existence du centre de santé Lusadusu. Il s’est assigné aussi comme mission d’informer les autorités politico-administratives et de solliciter leur implication dans la prise en charge des personnes vivant avec l’anémie SS. Un cri d’alarme est donc lancé aux autorités et aux personnes de bonne volonté.
Sandrine Lisingi / Congoprofond.net Boma