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Blocage à Doha : le gouvernement congolais refuse de libérer 700 prisonniers réclamés par le M23/AFC
Un vent de déception souffle sur la coalition AFC/M23 après la récente libération de prisonniers par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC).
La coalition rebelle, engagée dans des pourparlers de paix facilités par le Qatar depuis mars 2025, avait soumis une liste de plus de 700 personnes qu’elle considérait détenues illégalement pour leur collaboration présumée ou leur appartenance à l’AFC/M23.

Or, les cinq individus relâchés par Kinshasa ne figuraient pas sur cette liste, suscitant un sentiment d’amertume et affaiblissant la confiance dans le processus de négociation.
Dans un effort pour instaurer un climat de confiance mutuelle, le Qatar avait exhorté les deux parties à prendre des mesures concrètes. L’AFC/M23 avait répondu favorablement en retirant ses combattants de la ville de Walikale et des zones frontalières au début du mois d’avril, tout en précisant que ce retrait était stratégique en cas de nouvelle offensive de l’armée congolaise. En contrepartie, la coalition attendait la libération des personnes figurant sur sa liste, comprenant des politiciens et des soldats.
La libération annoncée par le gouvernement congolais s’est avérée être celle d’anciens collaborateurs de Christophe Baseane Nangaa, frère de Corneille Nangaa, chef de l’AFC/M23 et ancien gouverneur du Haut-Uélé. Christophe Baseane Nangaa, lui-même ancien membre de l’Union sacrée avant d’être emprisonné, avait récemment fui vers les Émirats arabes unis suite à des soupçons de collaboration avec son frère. Cette libération de figures non prioritaires pour l’AFC/M23 est perçue comme un manquement à l’engagement pris et un coup dur pour l’établissement de la confiance nécessaire à la progression des pourparlers.
Les mesures de confiance étaient considérées comme la pierre angulaire du consensus à atteindre entre la RDC et l’AFC/M23, devant servir de base à la rédaction d’un document conjoint. Cependant, des informations indiquent que la délégation de l’AFC/M23 à Doha aurait déjà quitté les lieux après une semaine de négociations infructueuses, en raison du refus du gouvernement congolais de répondre à sa demande de libération.
Avec Igihe/Congovirtuelinfo
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Augustin Kabuya en visite chez le prophète Mulindwa Jules à Kinshasa, entre encouragement politique et échanges sur la Constitution
Le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, a effectué une visite de courtoisie au prophète-docteur Mulindwa Jules, dans la soirée du lundi 25 mai 2026 à Kinshasa.
La rencontre s’est déroulée à la résidence du responsable religieux, située à Binza Ma Campagne, dans la commune de Ngaliema. D’après des sources proches du prophète, le secrétaire général de l’UDPS est venu encourager l’homme de Dieu pour son engagement en faveur de la République démocratique du Congo.

Ces mêmes sources indiquent que Augustin Kabuya a salué « son engagement en faveur de la Patrie qu’il défend haut et fort sans aucune motivation des hommes ni du Gouvernement ». Il aurait également mis en avant le rôle du prophète dans « l’éducation civique et patriotique de la population congolaise », notamment à travers les enseignements dispensés aux fidèles de l’Église Pentecôtiste Lumière du Monde (EPLM) Cité de Refuge.
Au cours des échanges, le prophète-docteur Mulindwa Jules aurait exposé à son hôte les raisons de son combat engagé depuis 2013 contre la Constitution actuelle, qu’il considère comme « un acte de vente du pays ». Un sujet sensible qui s’inscrit dans un contexte de débats récurrents autour des institutions et de la gouvernance en République démocratique du Congo.
Cette visite intervient alors que le responsable religieux entame, cette semaine, la deuxième phase de sa tournée évangélique dans la province du Kongo-Central, poursuivant ainsi ses activités de prédication à travers le pays.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
