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Analyses et points de vue

Blanchi par la Justice, PDG Etienne Kabamba alias Kamul Inter réconforté par ses pairs hommes d’affaires

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L’affaire de la descente des jeunes gens de la Force du Progrès dans la résidence GLM du couple Kabila a tenu en haleine la population kinoise pendant plusieurs semaines. Un procès public s’est déroulé au siège de l’Inspection Provinciale de la Police de Kinshasa à la Gombe. Certains prévenus ont été condamnés, quelques-uns à la peine capitale, et d’autres acquittés. Cité commeauteur moral de cet envahissement, Etienne Kabamba Mulumba a finalement été blanchi par la Justice de son pays.

Des grands hommes d’affaires ont apporté leur soutien à l’un des leurs, PDG Kamul Inter, en chapeau de marque Gucci. Il y a d’abord sieur Robert Malumba, Président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). L’on voit aussi le célèbre Tchatcho Mbala qui a bâti sa renommée dans le secteur du diamant de même que le businessman Johnny Matala, le bâtisseur des routes. Ces personnalités étaient impeccablement vêtues lors de ce qui avait pris des allures d’une soirée de gala et de la sape. Ambiance bon enfant.

C’était quoi le nœud du problème dans cette affaire de déguerpissement dans la Résidence Kamul Inter ?

Il sied de rappeler qu’Etienne Kabamba Mulumba était face aux professionnels des médias en mars dernier. Formel, il avait déclaré : « L’immeuble « Kamul résidence » m’appartient et j’en détiens le titre de propriété et je ne l’ai jamais vendu à qui que ce soit. Il a tapé du poing sur la table lors de ce point depresse tenu à « Kamul Résidence » situé au n°49 de l’avenue Uvira dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Ce Juif qui avait sollicité et conclu un partenariat gagnant-gagnant avec lui a cherché, par la suite, à le dribbler en accordant au PDG Kamul Inter et ses dix-neuf enfants seulement deux appartements sur un total de trente-trois appartements.

La mafia de cet étranger aurait commencé quand il a sollicité auprès de son partenaire le titre foncier afin de l’hypothéquer en vue de l’obtention d’un crédit dans une banque de la place. Aussi,  Etienne Kabamba Mulumba avait-il établi une procuration à son épouse pour qu’elle remette le titre foncier à son partenaire d’affaires, sieur Erlich Zvi Nahum. Ce dernier va tout manigancer pour se faire photographier avec l’épouse du PDG Kamul Inter ainsi que le conservateur dans les locaux du cadastre foncier. Histoire de prouver que le bien immobilier lui a été vendu. « Où est l’acte de vente ? », s’interrogeait l’homme d’affaires Etienne Kabamba Mulumba. Malheureusement, sur ordre d’un Général, raconte Kamul Inter, une flopée des policiers armés jusqu’aux dents et cagoulés avaient débarqué le vendredi 1er mars en prenant d’assaut l’immeuble semant terreur, désolation et même vol.

Etienne Kabamba Mulumba est un self-made-man qui s’est battu toute sa vie pour émerger dans le monde des affaires, honnêtement. Un avocat bien connu l’a présenté comme membre d’honneur de l’UDPS chargé des opérations et des descentes stratégiques d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le Sphinx de Limete. Acquitté ! La vérité a donc triomphé à l’IP KIN en ce mois d’août 2024.

James Mpunga Yende

Actualité

Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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