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Bestine Kazadi : « Je vais faire de V.Club, le Barça congolais »
Élue à la coordination de V.Club le mercredi 1er juillet dernier, en remplacement du général Gabriel Amisi Kumba, Me Bestine Kazadi Di Tabala a atterri, dans la nuit de mercredi 8 à jeudi 9 juillet à l’aéroport de Ndjili à Kinshasa.
Elle est rentrée dans la capitale par vol spécial en provenance de Belgique où elle était bloquée pour raison de la pandémie de Covid-19. A son retour, elle a été accueillie par plus de 100 supporters vclubiens.
La première femme présidente de l’AS V.Club de Kinshasa a, dans son speech, commencé par remercier ceux qui l’ont voté. Ensuite, elle a dévoilé ses ambitions, la première est de mettre tous les vclubiens dans l’unité
« Je remercie tous ceux qui m’ont élu, je vous promets de faire le maximum pour être digne de la confiance que vous venez de m’accorder. Je suis née dans V.Club, j’ai grandi dans V.Club. J’ai le mental de gagneuse. Je pense avoir aussi l’esprit d’équipe, je vais rassembler tout le monde au tour de moi, tout celui qui sera disponible pour être au service de VClub », a-t-elle déclaré à la presse à son arrivée.
Bestine Kazadi veut un V.Club autonome, champion d’Afrique, et un VClub comme le FC Barcelone d’Espagne : « Je vais que V.Club devienne un club omnisports autonome. Qu’il ait son propre capital, qu’il soit une équipe moderne. Vita doit se comporter comme une société commerciale à objet sportif ».
Elle a souligné : « Mon slogan, c’est rassemblement, unité et victoire. Et mon objectif à long terme, c’est de remporter la coupe d’Afrique qui nous échappe depuis longtemps ».
Et de conclure : « Je vais également travailler avec toutes les sections, et on doit faire Vita, le Barça congolais. »
Signalons par ailleurs que Bestine Kazadi est conseillère spéciale en charge de la Coopération et de l’Intégration régionale du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. Son père, feu Pierre Kazadi Tshishishi fut président de conseil suprême de l’équipe.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
