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Bertrand Bisimwa : L’illusion d’un leadership au service de l’occupation

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Depuis l’annonce tonitruante de Bertrand Bisimwa, Président du RDF-M23, affirmant avoir établi un leadership politique dans tous les territoires sous son contrôle, une inquiétude grandissante s’installe dans l’esprit des Congolais. Que signifie vraiment cette déclaration, sinon une tentative désespérée de légitimer une occupation qui n’a que trop duré ?

Bertrand Bisimwa rêve d’une Goma capturée, devenue la capitale politique du KIVU. Mais cette vision, loin d’être un projet de paix et de prospérité, apparaît plutôt comme une stratégie cynique visant à renforcer une domination militaire au détriment de la souveraineté congolaise. En proclamant un leadership dans des territoires occupés, il ne fait que renforcer l’idée d’une autorité illégitime.

Un pouvoir bâti sur la violence et la coercition. L’ambition de Bertrand Bisimwa d’ériger Goma en capitale politique, en réalité le projet de l’empire Hima-Tutsi, n’est rien d’autre qu’un affront aux valeurs démocratiques et aux aspirations des Congolais. Cette situation est d’autant plus révoltante que les autorités congolaises semblent rester les bras croisés, laissant ces territoires sous occupation.

Ce laisser-faire est une blessure ouverte qui témoigne d’une incapacité à protéger la nation et ses citoyens. L’inaction face à cette situation alarmante soulève des questions cruciales sur l’engagement des dirigeants congolais à défendre l’intégrité territoriale du pays. À travers ses déclarations, Bertrand Bisimwa tente de se présenter comme un homme d’État.

Mais il est, en réalité, le porte-parole d’une aventure guerrière qui ne fait que perpétuer la souffrance et l’instabilité. Son leadership, prétendument établi, n’est qu’un mirage, un écran de fumée qui dissimule les véritables enjeux : la lutte pour le pouvoir, l’exploitation des ressources minières congolaises pour le compte du Rwanda et la déstabilisation d’une région déjà meurtrie.

Il est temps que les Congolais se lèvent contre cette imposture et exigent des actions concrètes de la part de leurs dirigeants. L’avenir de la province du Kivu en particulier et du Kongo en général ne peut pas être construit sur les ruines de l’occupation et de l’indifférence. Les mots de Bertrand Bisimwa ne doivent pas se transformer en une nouvelle réalité pour les Congolais.

Au contraire, ils doivent servir de catalyseur pour une résistance unie et déterminée contre toute forme d’oppression et de domination. Il n’est point de bonheur sans liberté. C’est essentiel au bien-être et à la dignité humaine, elle incite à lutter contre l’occupation. Il est important qu’il y ait de la solidarité et de la cohésion entre nos populations et territoires pour résister à l’ennemi.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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