Actualité
Beni : près de 18 civils tués et des maisons incendiées par les rebelles ADF à Apetina Sana
La localité d’Apetina Sana, située à environs 18 kilomètres d’Oicha, chef lieu du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu a été investie par les rebelles de forces démocratiques alliées(ADF), la nuit de dimanche 29 à lundi 30 décembre 2019.
Le bilan de cette nouvelle incursion reste encore controversé. Si la société civile parle de 18 personnes tuées, le chef de ce village lui évoque un bilan provisoire de 17 morts. Les victimes étaient tuées essentiellement à l’arme blanche, mais aussi à feu. Les assaillants ont mutilé les cadavres. Plusieurs maisons ont aussi été incendiées et d’importants biens de valeur pillés.
« La situation n’est pas bonne dans mon entité depuis hier. on a tué deux personnes et aujourd’hui on viens de tuer 17 autres.»
a déclaré monsieur Kapalalo, chef de la localité Apetina Sana.
Selon le chef, les assaillants errent librement dans les villages Ahili, Mwangali, Kengele, Apetina. A en croire le chef Kapalalo, les assaillants se sont dirriger vers Samboko.
Pour Janvier Kasahiryo, président de la jeunesse et secrétaire rapporteur de la société civile dans le territoire de Beni, le mouvement des assaillants est signalé dans ces zones depuis 4 jours mais aucune mesure de sécurité n’a été prise par les forces de sécurité malgré les alertes. Ces assaillants sont ceux qui ont mené la dernière attaque à Mayimoya,où ils ont incendié une maison indique la société civile.
La société civile Force Vive, demande aux militaires Fardc de réagir avec promptitude et de s’adapter au mode opératoire de l’ennemi. Pour cette structure, si l’armée mène ses opérations contre les ADF en suivant le droit humanitaire international, la guerre de Beni ne finira jamais et cela au profit des assaillants.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
