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Beni : pas de manifestation autour de la désignation de Malonda à la CENI

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Le maire intérimaire de la ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, Modeste Bakwanamaha, a interdit toute manifestation autour de l’entérinement par l’Assemblée nationale de Ronsard Malonda, désigné président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) par les confessions religieuses.

L’autorité urbaine de Beni redoute des échauffourées entre les militants qui soutiennent et ceux qui contestent l’entérinement. Modeste Bakwanamaha Modeste dit craindre la cacophonie entre les militants qui veulent manifester pour soutenir Ronsard Malonda d’une part et ceux qui le contestent d’une autre part. Et cela pourrait plonger la ville dans des troubles sécuritaires.

Le maire de Beni affirme avoir reçu trois différentes correspondances annonçant des manifestations au tour de l’entérinement de Ronsard Malonda. Deux sont ceux qui manifestent pour la désapprobation et une qui soutient l’entérinement de ce dernier.

L’autorité urbaine appelle tous les organisateurs de déposer leurs déclarations « au nom de la paix », mais aucune marche n’est autorisée dans ce sens.

Selon le chef des travaux Innocent Bora Uzima, porte-parole de l’Udps à Beni, l’un des annonceurs des manifestations, leur marche va se dérouler de manière pacifique et partira du rond-point ENRA, passant sur boulevard Nyamwisi jusqu’à la mairie, où ils déposeront leur mémorandum.

La police nationale congolaise, elle, évoque des mesures barrières à la Covid19. Relayant la décision de sa hiérarchie, elle précise que toute manifestation sera dispersée.

Le mardi 7 juillet, les militants de Lucha étaient dans la rue pour contester l’entérinement de Ronsard Malonda à la CENI. La marche a été encadrée par les éléments de la Police nationale congolaise du début à la fin. Le maire a bien même souhaité bonne chance aux manifestants dans leurs démarche pour la démocratie.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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