Connect with us

Environnement

Beni : Me Achille Kapanga dénonce la violation du télégramme du gouverneur militaire sur le dossier « quartier Congo ya sika » à Kasindi

Published

on

Ce mercredi 20 mars 2024, l’auxiliaire Me Achille Kapanga est monté au créneau pour alerter sur la violation de la correspondance nº01/022 du 25 janvier 2024 du gouverneur militaire le général Peter Chirimwami adressée à l’administrateur militaire du territoire de Beni, le colonel Euta Omeonga Charles, et aux acteurs de la société civile, groupes des pressions et certaines autorités civilo-militaires dans l’affaire « quartier Congo ya Sika » dans la cité frontalière de Kasindi.

L’ancien maire de la ville de Beni précise que l’opération de lotissement des parcelles dans le quartier Congo ya sika n’est pas notifiée sur aucun document du gouverneur militaire.

« Nulle part des lotissements des parcelles est notifiée sur l’ordre de mission de gouverneur militaire après la démarcation de la limite provisoire, l’opération qui s’effectue actuellement dans le quartier Congo ya sika est illégale et dans quelques jours les concernés seront interpellés par la justice » a déclaré me Achille Kapanga sur une chaîne locale de Kasindi Radio ishango fm ce mercredi 20 mars 2024.

Le député malheureux aux élections de 2023 dans la circonscription de Beni territoire appelle les concernés de revenir sur ce que stipule l’ordre de mission qui était pour mettre la limite provisoire par une clôture de fil électrique non pour le lotissements et distribution des parcelles de paisible population de ce quartier précité.

Rappelons que l’institut congolais pour la conservation de la nature (Iccn) a cédé 550 hectares à l’état congolais aux habitants de Kasindi-Lubiriha, en territoire de Beni au Nord-Kivu en République démocratique du Congo.

Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

Published

on

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading