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Beni : Le député Celse Muhindo Magezi peint un tableau sombre sur le plan sécuritaire et plaide pour un mariage civilo-militaire

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Le député provincial Celse Muhindo Magezi peint un tableau sombre sur le plan sécuritaire dans le territoire de Beni, son fief électoral où il sejourne. Pour lui, notre armée est butée à plusieurs problèmes dont la logistique et l’effectif réduits, pour bouter dehors l’ennemi. Cela malgré l’appuie de l’armée ougandaise (UPDF) qui, selon lui, semble avoir une logistique sophistiquée. 

On continue avec des massacres des personnes, des incendies des véhicules et autres, indique-t-il. Tout en relevant que certains chefs des Forces Armées de la République Démocratiques du Congo négligent certaines alertes faites par la population. C’est le cas, notamment, du massacre de Kasindi. Cet élu du territoire de Beni plaide pour la prise en charge desdites alertes de la population par les FARDC.

Tout en dénonçant la non prise en charge de nos soldats, il souligne que cela provoque une certaine passivité.

Celse Magezi dit avoir échangé avec le général Dic Holumu qui supervise l’opération conjointe UPDF-FARDC qui lui fait part, de la situation dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

« Sur le plan sécuritaire, les choses s’empirent davantage. C’est pourquoi j’ai été avec le général Dic Holumu qui supervise les opérations conjointes UPDF-FARDC. Nous avons échangé avec lui beaucoup pendant plusieurs heures et nous avons constaté qu’il y avait une lourdeur pour attaquer l’ennemi. C’est suite, quelque part, à l’insuffisance de l’effectif du côté des FARDC mais aussi par manque des moyens parce que, comme vous le savez, nous avons toujours dit qu’il faut qu’on renforce l’armée congolaise. Il faut qu’on augmente la logistique mais aussi voir comment ces éléments des FARDC doivent être prises en charge, parce que vous constatez que ce sont des militaires qui n’ont pas à manger, qui n’ont pas des soins médicaux et cela pousse à ce que les opérations conjointes UPDF-FARDC évoluent à pas paisant. Ça ne rassure pas à ce que l’on puisse mettre vite fin à l’insécurité. Mais de l’autre côté de l’UPDF, nous avons constaté qu’il y a la logistique un peu suffisante. Du côté des FARDC, il faut qu’il y ait une volonté d’accompagner cette logistique parce que vous allez savoir que du côté de Kasindi, là où on a égorgé les gens ici récemment, c’est parce qu’il y a eu négligence de l’information. La population a informé les services de sécurité mais ceux-ci  n’ont pas pris en compte ces alertes. Deux ou trois jours après, on a égorgé des gens à Kasindi. Ça s’est fait également de l’autre côté en Ouganda. C’est pourquoi, on est venu installer la base logistique de l’UPDF à Kasindi. Ce qui va contrôler toute la partie Mwalika, Kyavinyonge dans le parc national des Virunga et cela demande aussi l’encouragement de la population. Quand je parle de l’encouragement de la population, je veux qu’il y ait un bon mariage civilo-militaire qui ne cesse de se déterioriser suite à cette situation parce que vous allez voir du côté de certains militaires qui continuent à tracasser cette population meurtrie en créant plusieurs barrières dans des routes« , se desole-t-il.

Dans un autre chapitre, l’élu du territoire de Beni plaide pour la tenue d’un dialogue qui mettra autour d’une même table les forces de sécurités, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et la population pour arriver à un mariage civilo-militaire afin de mettre fin à l’insécurité. Il veut qu’au cours de ce dialogue, les parties prenantes se parlent en toute franchise.

Dans son échange avec le général, il a demandé à ce que l’on élargisse le rayon d’action de cette opération conjointe UPDF-FARDC, c’est-à-dire amener les militaires aller même dans les montages vers Kizumbura dans le Ruwenzori, vers Lume là très haut et les amener aussi vers Bashu, à Kilindera, Mabuku et consort. « C’est comme si l’ennemi se balade quand il tue comme ça dans le secteur Beni-Mbau, à Ruwenzori, il tue dans le Bashu; c’est-à-dire l’ennemi n’est pas inquiété, il se balade comme il veut. C’est pourquoi, cette opération conjointe doit intervenir un peu partout surtout dans le Grand Nord. », a-t-il témoigné.

Celse Muhindo Magezi dit avoir eu des assurances de la part du Général que tout sera fait pour faire retrouver la paix dans cette zone.

Le député affirme que cette situation impacte sur la vie socio-économique dans le Grand-Nord qui, d’après lui, cette partie est maintenant asphyxiée, car à part l’insécurité, les routes sont en délabrement très avancées. « La situation socio-économique se déteriorise davantage aussi car vous allez constater avec moi que la route Goma- Butembo tellement fermée, vous allez constater la route Butembo-Kisangani, la route Butembo-Kisangani, Kasindi-Kisangani, Kasindi-Bunia, tellement fermées et la partie devient enclavée et la population souffre maintenant. Elle manque où aller parce qu’elle est refoulée de leurs champs, de leurs villages. La population s’est concentrée dans les grandes villes croyant que c’est là où il y a la sécurité mais malheureusement aussi, l’insécurité à Graben bat le record dans la ville de Beni et dans la ville de Butembo. C’est pourquoi, je recommande au gouvernement central de songer encore à cette population qui est une partie de la population de la RDC. Je ne pense pas que la RDC doit exister sans la population du Grand-Nord. Cela nous pousse à ce que nous puissions recommander au gouvernement de jeter encore un œil au niveau du Grand-Nord seulement mais aussi au Nord-Kivu et en Ituri. Comme il y a le M23 qui menace du côté de Goma, moi je suis en train de penser que le gouvernement doit veiller tout au mieux à ce qu’il puisse mettre hors état de nuire ces ennemis de la paix qui continuent d’égorger la population du Nord-Kivu et de l’Ituri », martèle-t-il.

A lui d’ajouter que l’État doit encadrer les jeunes qui ont la volonté de barrer la route à l’ennemi car, selon lui, si rien n’est fait, ils auront à communier avec leurs bases en organisant des meetings et autres actions.  » Somme toute, ce sont les centres de vote qui seront aussi victimes de l’insécurité », a-t-il chuté.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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