Connect with us

Actualité

Beni : Dr Mukwege dénonce la détention arbitraire des défenseurs des droits humains

Published

on

« Le militantisme n’est pas un crime ! » décrie le prix Nobel de la paix, le docteur Dénis Mukwege ce mardi 12 janvier 2021.

Dans un tweet posté sur son compte officiel, le « réparateur des femmes » s’insurge contre la détention de plusieurs militants des droits de l’homme de façon arbitraire depuis 21 jours, dit-il.

« Nul ne devrait être privé de sa liberté pour avoir exercé son droit à participer à une manifestation pacifique », conclut-il dans son tweet.

En effet, depuis le 19 décembre 2020, huit militants de la LUCHA (Lutte pour le Changement) ont été interpellés, torturés et arrêtés pendant la manifestation visant à demander le démantèlement de la MONUSCO dans l’Est qui, selon la LUCHA, « a fait preuve d’inefficacité dans sa mission de protection des civils ».

Dans sa lettre ouverte au Président de la République, la LUCHA informe que ses militants sont détenus à la prison centrale de Beni et comparaissent en procédure de flagrance devant le tribunal militaire de Beni alors qu’ils sont tous des civils et n’avaient aucun effet militaire sur eux pendant leur arrestation.

Pour la LUCHA, les actions citoyennes qui ont mené à l’arrestation de plusieurs leurs militants étaient pacifiques et légales répondant au manque criant de sécurité dans cette partie du pays, à notamment Beni où depuis le lancement de l’opération militaire pour la protection des civils et leurs biens, le 30 octobre 2020, plus de 1200 décès ont été enregistrés des suites de l’insécurité. D’où le mouvement de manifestation pacifique dans cette lignée.

Notons que ces manifestations ont eu lieu pendant la période de couvre-feu où le gouvernement avait interdit le rassemblement de plus de 20 personnes pour lutter contre la propagation du Covid-19.

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Spread the love

Politique

Expédition des affaires courantes par le gouvernement démissionnaire : Maître Nico Meyengele demande la démission de Tshisekedi pour “haute trahison”

Published

on

Dans une tribune politico-juridique percutante, Maître Nico Mayengele critique vivement la décision du Président Félix Tshisekedi d’autoriser le Premier Ministre SAMA et les membres de son gouvernement démissionnaire à expédier les affaires courantes en République démocratique du Congo (RDC). Selon lui, cette décision constitue une violation délibérée de la Constitution et une ignorance flagrante de l’histoire politique du pays.

Maître Mayengele met en avant l’arrêt R.Const. 2139 de la Cour constitutionnelle qui traite des incompatibilités entre la fonction exécutive et le mandat électif. Il souligne que cette décision de la Cour constitutionnelle, ainsi que les articles 110 al. 2 et 3, 97 de la Constitution et les articles 77 et 78 de la Loi électorale, interdisent clairement aux membres du gouvernement démissionnaire d’exercer simultanément un mandat électif.

L’avocat rappelle un précédent en 2012 lors de la guerre du M23, où le Premier Ministre démissionnaire Muzito avait été remplacé par Louis-Alphonse KOYAGIALO en tant que 1er Ministre intérimaire pour expédier les affaires courantes. Dans ce cas, les membres du gouvernement démissionnaire avaient renoncé à leur mandat électif. Maître Mayengele souligne que les mêmes causes devraient produire les mêmes effets sous l’administration de Félix Tshisekedi.

En critiquant l’attitude du Président Tshisekedi, Maître Mayengele le compare au Roi Louis XIV qui se déclarait “L’État c’est moi”. Selon l’avocat, en violant délibérément la Constitution, le Président Tshisekedi commet un crime de haute trahison. Il estime que la démission du Président est impérative pour permettre des poursuites pénales conformément à la Constitution.

En conclusion, Maître Nico Mayengele affirme que les ministres cumulards doivent renoncer à leur mandat électif, conformément à la Loi électorale. Sa tribune politico-juridique met en lumière les préoccupations entourant la décision du gouvernement démissionnaire d’expédier les affaires courantes et appelle à des actions pour préserver l’État de droit en République démocratique du Congo.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Spread the love
Continue Reading

Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte