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Beni : deux morts par balles et un décès lié à l’hypertension lors d’une attaque ADF à Oïcha (autorité locale)

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La commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu), a de nouveau été la cible d’une attaque des combattants d’Allied Democratic Forces (ADF) dans la soirée du mardi 26 août 2025.

Selon le bourgmestre adjoint, Kamable Kibwana, les assaillants ont fait incursion vers 19 heures au quartier Mabasele, où ils ont tué deux personnes par armes à feu et incendié au moins sept maisons. Une troisième personne est décédée d’hypertension lors de cette attaque, a précisé l’autorité locale ce mercredi 27 août à 13 heures.

« La population est tellement inquiète et la colère se lit sur le visage des habitants. Nous les appelons néanmoins au calme et à la résilience », a-t-il déclaré, ajoutant que des renforts des FARDC ont été dépêchés dans la zone.

Des sources de la société civile rapportent que plusieurs habitants du quartier attaqué se sont déplacés vers le centre d’Oïcha et d’autres localités jugées plus sûres. Elles appellent les autorités militaires à revoir leur stratégie afin de mettre fin à la menace persistante des ADF.

Quelques heures avant l’incursion, les assaillants avaient déjà été signalés dans la localité de Pointu, où ils ont incendié une moto et fait disparaître plusieurs civils.

Cette attaque survient une dizaine de jours après le massacre de neuf civils dans la même cité et quelques semaines après l’exécution de dizaines d’autres à Bapere, en territoire de Lubero.

Ironie du sort, l’incursion a eu lieu le jour même de la visite du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Eva Somo Kakule, venu à Oïcha pour apporter une assistance humanitaire aux victimes de précédents massacres, notamment celles du quartier Mbimbi.

Gerlance Sengi / Congoprofond.net

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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