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Beni : au moins 570 victimes des ADF entre février et juin 2020 ( BCNUDH)

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Au total 170 atteintes aux droits de l’homme perpétrées par les Forces démocratiques alliées(ADF) ont été documentées entre le 1er février et le 30 juin 2020. Au moins 570 victimes dont 297 victimes d’exécutions sommaires, notamment 73 femmes et neuf enfants, indique le Bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme ( BCNUDH), dans son rapport sur les atteintes et violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire par des combattants des ADF et membres des forces de défense et de sécurité dans les territoires d’e de Beni au Nord-Kivu et d’Irumu et Mambasa en Ituri.

Ce rapport note que la fragmentation du groupe et leur présence sur une zone plus étendue rendent les opérations militaires et neutralisation du groupe plus difficiles. L’implication d’autres groupes Maï Maï exposent davantage les populations civiles à un risque encore plus élevé d’atteinte aux droits de l’homme.

Aggravation de la situation des droits de l’homme en raison de la recrudescence d’attaques

Le BCNUDH note que depuis le 1er février 2020, la situation des droits de l’homme dans le territoire de Beni s’est aggravée en raison d’une recrudescence d’attaques perpétrées par des ADF contre les civils en représailles contre les opérations militaires. Le démantèlement par les Fardc de plusieurs bases des ADF, particulièrement dans le « triangle de la mort» n’a pas permis de mettre fin aux agissements des ADF et d’améliorer la protection des civils.

En effet, ajoute ce rapport, la perte de leurs bases a provoqué une fragmentation du groupe en factions qui se sont éparpillées vers le nord du territoire de Beni, ainsi que dans la province de l’Ituri, où le groupe tente de contrôler des espaces, en commettant des abus des droits de l’homme et exploitant illégalement les ressources naturelles.

La cartographie des attaques des ADF a ainsi changé, s’étendant à la province de l’Ituri, notamment dans le sud du territoire d’Irumu et dans la chefferie de Bahema-Boga. La zone où les ADF sont habituellement actifs a été perturbé et ils sont désormais présents dans les parties Nord-Est, Nord, Nord-Ouest et Sud-ouest, dans les localités de Mangina et Mandumbi, à la frontière avec la chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa en Ituri.

Entre le 1er février et le 30 juin 2020, dans la province d’Ituri, le BCNUDH a documenté 36 atteintes aux droits de l’homme faisant au moins 135 victimes, dont 14 atteintes au droit à la vie contre 86 civils ( notamment 7 femmes et 6 enfants). Les ADF ont aussi commis six atteintes au droit à la sécurité de la personne( 27 victimes dont 7 femmes), et une atteinte du droit à l’intégrité physique( deux victimes hommes et une femme victime de viol), trois cas de travaux forcés (19 victimes dont six femmes) et 10 atteintes au droit à la propriété.

Les Maï Maï Kyandenga alliés aux ADF contre les Maï Maï Uhuru pour la conquête de l’espace

Dans la partie nord du territoire de Beni, les ADF et leurs alliés Maï Maï Kyandenga, poursuit le rapport, sont engagés dans des combats contre les Maï Maï Uhuru pour le contrôle de cet espace depuis qu’ils ont été délogés du « triangle de la mort». Cette situation a généré une détérioration de la situation sécuritaire dans le territoire de Beni, avec des atteintes graves aux droits de l’homme commises par les ADF et les groupes qui leur seraient proches.

Le BCNUDH précise avoir documenté dans le seul territoire de Beni, 134 atteintes aux droits de l’homme perpétrées par les ADF faisant au moins 435 victimes( dont 94 femmes et 10 enfants). Au moins 53 atteintes au droit à la vie ont été enregistrés(211 victimes d’exécutions sommaires, dont 66 femmes et trois enfants), 31 atteintes au droit à la liberté et à la sécurité de la personne(152 victimes dont 17 femmes et 4 enfants).

Delphin Mupanda

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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