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Beni : 7 enseignants et plusieurs élèves tués par les ADF en une année !
Au moins 7 enseignants et plusieurs élèves et leurs parents ont perdu leurs vies dans des attaques des rebelles ADF MTM depuis avril 2023 en territoire de Beni, au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.
À l’occasion de la journée nationale dédié aux enseignants, le Syndicat des enseignants du territoire de Beni a fait un état de lieu. « Depuis une année, nous avons perdu plus de 7 enseignants, des élèves et leurs parents qui ont été tués par les ADF », a déclaré le secrétaire de SYECO/territoire de beni.
Il convient de noter, notamment, que plusieurs écoles ont été délocalisées, alors que d’autres fermées. Par ailleurs, plusieurs élèves ont abandonné leurs études, devenant ainsi déplacés de guerre, malgré eux. Une situation qui inquiéte les enseignants qui demandent au gouvernement congolais d’améliorer leurs conditions de vie et de travail.
Rappelons que c’est depuis 2014 que les attaques des rebelles ADF ont commencé en territoire de Beni, au Nord-Kivu, dont plusieurs entités sont déjà vidées de leurs populations. Plusieurs écoles et hôpitaux ont déjà fermé, certains incendiés par les rebelles ougandais ADF/MTM.
Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
