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Sécurité

BENI : 5 présumés criminels ont été présentés par les services de sécurité au Bourgmestre de la commune de Bulongo

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Au total, deux femmes et trois hommes présumés criminels ont été arrêtés par les services de sécurité et présentés aux autorités communales de Bulongo, lundi 23 décembre 2024, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu.

Au cours de la présentation de ces malfrats, deux grands bandits ont été reconnus et font l’objet de traque par la police pour leur s incursions nocturnes dans la commune de Bulongo depuis longtemps et autres formes de banditisme.

Curieusement, des effets militaires et d’autres utilisés lors de leurs forfaits ont été confisqués et présentés à l’autorité communale par le colonel BELENGA LIKUYA JEAN CLAUDE, commandant du 214e bataillon des forces armées de la République Démocratique du Congo, basé dans cette municipalité.

Cette opération a été applaudie par le bourgmestre de la commune de Bulongo, JEAN PAUL Kahindo.

« J’encourage et félicite les services de sécurité pour arrêter ces présumés criminels », confie à la rédaction de Congoprofond.net, le Bourgmestre de Bulongo.

Pour rappel, il n’ y a qu’un mois passé depuis que d’autres présumés criminels qui troublaient la quiétude de la population de Bulongo ont été interpellés et transférés au parquet de la ville de Beni afin de répondre de leurs actes.

Gerlance sengi/Congoprofond.net

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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