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Beni : 3 civils massacrés et 7 kidnappés par les ADF ce week-end à Mangazi

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C’est le matin de samedi 11 juillet courant que les ADF ont opéré ces tueries et ces kidnappings à MANGAZI et MAVIVI (II), en Groupement des BATAGI-MBAU, dans le Secteur de BENI-MBAU.

Des informations recueillies par le CEPADHO, les terroristes ADF/MTM opérant avec la complicité de leurs alliés locaux «MAY-MAY/KYANDENGA», se seraient introduits la veille dans le village avant de se livrer à leur sale besogne.

Le bilan encore provisoire fait état de 3 civils tués (tous des hommes) dont 1 calciné dans son habitation, 7 kidnappés parmi lesquels 2 femmes, une moto et 2 maisons incendiées à MAVIVI(II) entre les villages MBINGI et MAMBAU. Les assaillants ont également pillé des chèvres, des poules et des vivres.

S’agissant des personnes kidnappées, le CEPADHO cite notamment: Mr KASEREKA SIRIWAYO JACQUES, son épouse KAVIRI KASISONI WAMBA et ses deux enfants; Mr MBUSA MUHIGHI, Mme KAVUGHO et le nommé SAMSON.

Alertée, les FARDC se sont déployées promptement dans la zone. Des violents affrontement les ont opposé avec les terroristes ADF et leurs alliés MAY-MAY. On parle d’au moins 7 tués dans le rang de l’ennemi, y compris un présumé commandant ADF dont les identités restent à découvrir.

Considérant les capturés sur la ligne de front de MANGAZI et MAVIVI (II), le CEPADHO fustige la participation active des MAY-MAY au côté des ADF. Ils sont au moins 8 combattants MAY-MAY/KYANDENGA, dont un blessé, ceux qui ont été présentés par les FARDC. Nous citons : PALUKU MUAVU GERMAIN, KASEREKA KAVUNGA MICHEL, MUHINDO KISENGIA OMBENI, KAMBALE MAKUTA FABRICE, KAKULE JONAS ROGER, MUMBERE HÉRITIER, KAMBALE JUSUA NORBERT et KASEREKA LUHAVO GERMAIN.

Selon les recherches effectuées par le CEPADHO, les éléments de la coalition ADF/MAY-MAY dans leur fuite de MANGAZI se seraient scindé en deux groupes: si les uns auraient ont pris la direction de MAKODI (derrière MAMOVE et BAETI), les autres ont pris l’axe SAYUNI, en direction de NDALYA. Ce qui veut dire que si les précautions ne sont pas prises, ces hors la loi peuvent prochainement opérer en Territoires de MAMBASA et IRUMU, dans la Province voisine de l’ITURI.

Rappelons que jeudi 10 juillet courant, le CEPADHO avait été alerté du massacre des civils par les ADF à MALIMBONGO en Territoire de DJUGU, Province de l’ITURI: 3 civils auraient été tués et 26 autres enlevés, parmi lesquels des femmes et des enfants.

Le récent massacre perpétré à MANGAZI porte à 716 les civils qui ont été massacrés par les ADF depuis le lancement contre eux des opérations de grande envergure par les FARDC, le 30 octobre 2019.

Pour le CEPADHO, les ADF et leurs alliés MAY-MAY restent une sérieuse menace contre la paix et la sécurité du pays. Il encourage le Chef de l’Etat à poursuivre son engagement de les neutraliser immédiatement.

Et si l’ONU peut qualifier les crimes perpétrés par les ADF de « crimes de guerre et crimes contre l’humanité», elle ferait aussi mieux de les qualifier de «terrorisme». Cela afin que tous les États du monde soient mobilisés à mettre terme à la tragédie des ADF, à travers des actions militaires et judiciaires.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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