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Beni : 11 ans après, 3 prêtres catholiques de Notre-Dame des Pauvres de Mbau toujours sans trace 

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11 ans, jour pour jour, que les révérends pères catholiques Anselme Wasukundi, Edmond Kisughu et Jean-Pierre Ndulani demeurent sans trace. Ces 3 prêtres étaient kidnappés par des rebelles ougandais ADF dans leur paroisse Notre-Dame des Pauvres de Mbau, en Diocèse de Butembo-Beni, dans le territoire de Beni, chef-lieu du secteur de Beni-Mbau au Nord-Kivu, en date du 19 octobre 2012.

Outre ces hommes de Dieu, plusieurs autres citoyens enlevés par ces rebelles ougandais, le même jour du 19 octobre 2012, ne sont pas jusqu’à ce jour retrouvés. La population du territoire de Beni et les fidèles catholiques continuent de se poser une seule question jusqu’à ce jour : « Sont-ils encore vivants ? ». Elle veut finalement avoir une réponse.

Rappelons que depuis 2013, plusieurs compatriotes congolais de Beni, ville et territoire, sont kidnappés par les rebelles ougandais ADF et conduits dans des destinations inconnues.

Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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