À la Une
BCC: Malangu Kabedi-Mbuyi est nommée gouverneur
Sur décision du chef de l’État, Félix Tshisekedi, rendue publique ce lundi 5 juillet 2021, Mme Malangu Kabedi est nommée gouverneur de la Banque centrale du Congo. Elle a donc remplacé Deogratias Mutombo nommé président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA). L’ordonnance la nommant a été lue à la RTNC.
Dieudonné Fikiri Alimasi et William Pambu Pambu, nommés vice-gouverneurs de la Banque centrale du Congo vont accompagner Mme Malangu Kabedi Mbuyi.
Le désormais ancien gouverneur de la BCC, Deogracias Mutombo a été reconduit le 14 mai 2018 par l’ancien Président Joseph Kabila pour un nouveau mandat de cinq ans. Mais il n’est pas allé au bout de son mandat.
Fonctionnaire du Fonds monétaire international ( FMI), cette économiste est auteur de nombreux ouvrages et articles scientifiques, notamment » Marcher sur une ligne fine » dans lequel elle analyse la macroéconomie de l’augmentation de l’investissement public au Burkina Faso dans le cadre d’options de financement alternatives, y compris à travers l’aide étrangère et une combinaison d’ajustement fiscal et d’emprunt. Ses conclusions sont ainsi doubles : (1) l’augmentation de l’aide publique au développement conformément à l’accord de Gleneagles offre la possibilité de financer l’investissement public à faible coût et aurait des effets positifs, mais quelque peu modérés, sur la production globale les dividendes de croissance dans le secteur des biens non échangeables seraient partiellement compensé par le syndrome hollandais dans le secteur des biens échangeables ; et (2) l’augmentation massive des investissements envisagée dans le cadre de la stratégie de croissance accélérée du Burkina Faso, tout en stimulant la croissance à moyen et long terme, conduirait à une dynamique d’endettement insoutenable dans le cadre d’un ajustement fiscal plausible et d’un financement concessionnel réaliste.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
