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BCC: les administrateurs « litigieux » enfin écartés, la cagnotte du FMI bientôt disponible
Le président de la République Félix-Antoine TSHISEKEDI a nommé 3 nouveaux membres du Conseil de la BCC pour remplacer ceux frappés d’incompatibilité.
Le FMI avait demandé la démission au plus vite des deux administrateurs « litigieux » nommés à la Banque Centrale du Congo, selon RFI. Il s’agissait de Jean Ilema, du Directeur de cabinet adjoint du Président de la République en charge des questions économiques et financières, André Wameso, et Prince Leta Katumba, proche collaborateur du Directeur de cabinet du Chef de l’État Guylain Nyembo conformément à la loi organique n•18/027 du 13 décembre 2018 portant organisation et fonctionnement de la Banque Centrale du Congo qui insiste sur l’indépendance de la Banque Centrale du Congo et de ses dirigeants
Notons que c’était la dernière condition à remplir pour que la RDC, sous le leadership du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi TSHILOMBO, décroche le programme de financement du Fonds monétaire international de 1,5 milliard de dollars pour lequel un accord préliminaire a été signé au mois de mai dernier.
Signalons que le Conseil d’administration du FMI va se réunir demain jeudi 15 juillet 2021 pour la finalisation/matérialisation dudit programme. La RDC sera représentée valablement par son ministre des Finances Nicolas Kazadi.
Mwakamu/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
