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Basket/Liprobakin : lancement saison, retour réussi pour l’ASB Matonge à l’élite Kinoise 7 ans après

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Vainqueur de la coupe du Congo en 1982 à Lubumbashi et 89 à Kisangani, l’association sportive de basket-ball Matonge de Kinshasa a disparu pratiquement de l’orbite du Basket-ball congolais. Après une période de disette,le club majeur de Kalamu derrière l’ASB Sctp Kinshasa est de retour.

Un retour rendu possible grâce à la bravoure d’une dame et on la moindre, Guy Kasenga Tshibitshiabu connue sous l’appellation de Maman Guy, figure de proue de l’ASB Hatari plusieurs fois championne du Congo et de Kinshasa en version féminine.

Pour son grand retour après sept ans passés en deuxième division, Matonge a dominé Ngaliema,club de la commune qui porte le même nom. Composée essentiellement des jeunes joueurs dont l’âge peut varier entre 16 et 19 ans, le club de Renkin (ancienne appellation de Matonge) n’a pas eu trop de peine à venir à bout de son adversaire.

Plus que plaisant, ce match gagné 72-64, était aussi celui des coaches .Sur le banc de Matonge, Aluma Jéricho, ancien joueur de Sctp Kinshasa,Lupopo et Mazembe de Lubumbashi mais qui, a raté de près sa participation à la dernière coupe du Congo avec Vita de la même ville ,faute des moyens financiers . Et côté Ngaliema,l’ombre de l’expérimenté formateur de Ngaliema Raoul, symbolisait par l’ancien meneur de Delta, le coach courageux Yellow.

Durant le match, les jeunes acteurs de deux formations ont livré un spectacle riche en gestes techniques. Des fondamentaux d’une part(dribbles déroutants,leyup,passes Lazer, bref,des moments de joie avec un fair-play au rendez-vous).
Résultats par période 12-14,24-16,16-14 et 22-20 soit à l’arrivée 72-64 en faveur de Matonge qui réussit ainsi son grand retour dans championnat de la ligue provinciale de basket-ball de Kinshasa,ligue majeure en République démocratique du Congo. Un démarrage du championnat rehaussé par la présence du secrétaire général de la fédération, André Komichelo mwana KASONGO

La suite du calendrier prévoit :

Mardi 12 janvier 2021

13h30: Don Bosco vs Matonge(H)
15h00: Dcmp vs Terreur

Mercredi 13 janvier 2021

13h30: Tourbillon vs CNSS (D)
15h00: Molokai vs Binza City (H)

Jean de Dieu Mukendi Yansadi/CONGOPROFOND.NET

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Stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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