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Basket : Les Matelots de BC SCTP brisent 11 ans de disette et s’offrent in extremis la couronne de Kinshasa
Le suspense était insoutenable, l’émotion à son comble. Le 14 juillet 2025 restera gravé dans les annales du basketball kinois. Après 11 longues années sans titre, BC SCTP, surnommé les « Matelots », a décroché son premier trophée depuis 2014, en dominant BC Terreur d’un souffle : 56 à 55.
Cette finale haletante a marqué l’apothéose de la saison 2024-2025 de la LIPROBAKIN. Grâce à un tir décisif d’Abraham Suke, inscrit à seulement 4 secondes du buzzer, BC SCTP a scellé une victoire historique. Une action de légende qui a fait chavirer les tribunes et réalisé le rêve d’un club en quête de renaissance.
Côté performances individuelles, Exaucé Ngulungu s’est illustré en véritable pilier des Matelots. Nommé MVP de la finale, il a signé une feuille de match solide : 10 points, 6 rebonds, 1 passe décisive, 1 interception, pour une évaluation de 15 en 22 minutes et 16 secondes de jeu. Un leadership discret mais décisif.
La soirée a également été marquée par le sacre de BC Hatari, qui s’est imposé dans la catégorie féminine et devient la nouvelle reine du basketball à Kinshasa.
Avec cette double consécration, la LIPROBAKIN clôture sa saison sur une note spectaculaire. Les supporters de BC SCTP et de BC Hatari peuvent savourer ce moment rare, tandis que les autres clubs ont déjà les yeux tournés vers la saison prochaine.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
