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Basket Évolution : Davina Lequippe-Konda, l’architecte d’une révolution sportive et sociale à Kinshasa
Et si la prochaine pépite du basket-ball mondial s’éveillait non dans les gymnases suréquipés de l’Occident, mais dans l’effervescence vibrante de Kinshasa ? Et si la clé de cette éclosion n’était pas un recruteur traditionnel, mais une visionnaire de 26 ans, Davina Lequippe-Konda, qui incarne une nouvelle génération de leadership, audacieuse et résolument iconoclaste ?
Alors que le monde du sport se gargarise souvent de grands discours sur l’inclusion et le développement, le projet “Basket Évolution” pose, lui, des actes concrets et disruptifs. Son credo ? Une formation exclusivement destinée aux jeunes, conçue non comme un simple passe-temps, mais comme un tremplin pour “vivre de sa passion”. Un mantra qui résonne comme une provocation salutaire dans un pays où le sport est trop souvent perçu comme un divertissement secondaire.
Davina Lequippe-Konda, Présidente du projet, ne vient pas des terrains. Son arme n’est pas le tir à trois points, mais une formation pointue en BTS Négociation et Digitalisation de la Relation Client, doublée d’une licence LEA. Un profil atypique qui fait sa force. Elle n’est pas là pour enseigner le crossover, mais pour orchestrer une vision systémique où le sport, le business et le social s’entremêlent avec une précision chirurgicale.
Le camp, prévu du 3 au 15 août 2026, est un modèle du genre. Il impose une parité absolue : 20 filles, 20 garçons. Dans un milieu où le sport féminin lutte encore pour la lumière, cette exigence n’est pas anodine. C’est un coup de projecteur assumé, une conviction que l’avenir du basket congolais se jouera aussi, et peut-être surtout, avec ses filles. Le programme est un équilibre parfait entre exigence technique et développement humain.
La journée s’articule entre un “village basket” de 10h à 20h, véritable laboratoire d’apprentissage, et des matchs de gala de 16h à 20h. Mais le clou du spectacle est d’une intelligence folle : un double affrontement où les meilleurs éléments du camp affronteront les équipes nationales féminine et masculine. Imaginez le symbole : la relève, à peine formée, défiant déjà l’élite établie. C’est plus qu’un match ; c’est une passation de pouvoir en direct, une injection de confiance massive pour la jeune génération.
L’ambition de Basket Évolution va bien au-delà de deux semaines d’entraînement. Le projet se veut une réponse structurelle à un déficit criant : le manque d’encadrement, d’infrastructures et de visibilité pour une jeunesse pourtant gorgée de talent. L’équipe rassemblée par Davina est à l’image de sa vision : hybride et ultra-compétente. On y trouve des joueurs professionnels et internationaux comme Rolly Fula (Vice-Président) et Jack Kabuya pour la technique.
Mais aussi un ostéopathe-nutritionniste, un expert en logistique internationale et une juriste. Cette diversité de compétences assure que le jeune basketteur n’est pas seulement entraîné ; il est éduqué, soigné, nourri et inspiré. L’objectif est clair : utiliser le sport comme un levier de discipline, de respect et de cohésion sociale. Les ateliers sur la nutrition, la santé et le leadership ne sont pas des options ; ils sont au cœur du processus de formation de l’athlète et du citoyen de demain.
Dans un paysage sportif souvent masculin et traditionnel, l’ascension de Davina Lequippe-Konda est un message fort. Elle incarne une nouvelle ère : celle des manageuses, des stratèges, des bâtisseuses. Elle ne demande pas sa place ; elle la crée. Son projet n’attend pas les subsides ; il se structure comme une startup, avec des formules de sponsoring claires et une roadmap ambitieuse s’étalant jusqu’en 2029, visant une dimension africaine, voire mondiale.
Basket Évolution n’est pas un simple camp de basket. C’est un manifeste. Une déclaration d’amour à la jeunesse congolaise et une preuve que l’innovation dans le sport ne viendra pas seulement des entraîneurs les plus renommés, mais aussi des esprits les mieux structurés, capables de allier passion et rigueur administrative, vision sportive et acuité commerciale.
Davina Lequippe-Konda ne construit pas juste un événement ; elle érige les fondations d’un écosystème pérenne. Et à travers les dribbles et les tirs qui résonneront dans les gymnases de Kinshasa en août 2026, c’est le bruit d’une révolution silencieuse que l’on entendra : celle où une génération décide de reprendre possession de son destin, un ballon orange à la main.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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RDC : Néhémie Mwilanya accuse Tshisekedi de “trahison” et défend l’héritage de Joseph Kabila
Invité sur le plateau de TV5 Afrique, ce week-end, le professeur Néhémie Mwilanya, cadre du PPRD et ancien directeur de cabinet du président honoraire Joseph Kabila, est longuement revenu sur les circonstances du départ de ce dernier du pouvoir. Contrairement aux lectures dominantes, il affirme que Joseph Kabila n’a pas été contraint par faiblesse, mais par patriotisme. Selon lui, l’ancien chef de l’État a fait le choix volontaire de quitter le pouvoir afin d’éviter un bain de sang et de préserver l’unité nationale, permettant ainsi la première alternance pacifique de l’histoire de la RDC, un geste rare sur le continent africain.

Le code minier, point de rupture avec l’Occident
Pour Néhémie Mwilanya, l’élément déclencheur des tensions entre le régime Kabila et certaines puissances occidentales fut la révision du Code minier. Il soutient que cette réforme visait à redonner à l’État congolais un contrôle réel sur ses ressources naturelles afin de financer les politiques sociales et le développement national. Cette orientation souverainiste aurait suscité, selon lui, de fortes résistances de la part des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, accusés d’avoir exercé pressions, menaces et intimidations pour protéger les intérêts de leurs multinationales.
ONG et mouvements citoyens accusés de manipulation politique
Dans son intervention, Mwilanya va plus loin en affirmant que plusieurs mouvements citoyens et organisations dites de défense des droits de l’homme auraient été instrumentalisés pour affaiblir Joseph Kabila. Il cite notamment FILIMBI, LUCHA ou encore l’ACAJ, qu’il accuse d’avoir servi de relais à une propagande négative en complicité avec l’UDPS alors dans l’opposition. Il s’interroge sur leur silence actuel face aux abus présumés sous le régime de Félix Tshisekedi, estimant que leur disparition de l’espace public est révélatrice.
Accords miniers et sécurité : la charge contre Tshisekedi

Abordant la question des accords miniers conclus sous le régime actuel, Néhémie Mwilanya parle ouvertement de “trahison”. Il reproche à Félix Tshisekedi d’avoir cédé les minerais congolais aux intérêts américains sans garanties sécuritaires pour le pays, contrairement à la ligne de résistance adoptée sous Kabila. Il établit un parallèle avec l’Ukraine et le président Zelensky, estimant que ces accords n’ont apporté ni protection ni stabilité. Il accuse également le régime actuel d’avoir affaibli la sécurité nationale, citant la résurgence du M23 et la perte de contrôle sur certaines parties du Nord et du Sud-Kivu.
Crise sociale et verdict de l’histoire
Sur le plan social, Mwilanya dresse un tableau sombre de la situation actuelle, évoquant une pression fiscale excessive sur une population déjà appauvrie. Il dénonce la multiplication des taxes, l’absence d’infrastructures et l’aggravation de la pauvreté, qu’il attribue à la perte du contrôle des ressources minières. En conclusion, il affirme que l’histoire finira par rétablir la vérité sur Joseph Kabila et juge sévèrement le bilan de Félix Tshisekedi. “La vérité reste têtue”, conclut-il, convaincu que le peuple congolais saura distinguer, avec le temps, le sacrifice de la trahison.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
