Mine
Barrick Mining Corporation boucle 2025 sur des performances record et annonce une nouvelle politique de dividendes
Barrick Mining Corporation a publié, le 5 février 2026 à Toronto, ses résultats financiers pour l’exercice complet et le quatrième trimestre 2025, marqués par des performances historiques. Le groupe minier indique avoir atteint ses objectifs de production d’or et de cuivre tout en enregistrant des rendements records pour ses actionnaires, confirmant la réussite de son plan opérationnel 2025.
Au quatrième trimestre, Barrick a produit 871 000 onces d’or, soit une hausse de 5 % par rapport au trimestre précédent, ainsi que 62 000 tonnes de cuivre. L’entreprise a généré 6 milliards de dollars de revenus, avec un flux de trésorerie d’exploitation record de 2,73 milliards de dollars et un flux de trésorerie disponible de 1,62 milliard, en progression par rapport au troisième trimestre.
Sur l’ensemble de l’année 2025, Barrick affiche des revenus de 16,96 milliards de dollars, un cash-flow opérationnel de 7,69 milliards et un flux de trésorerie disponible de 3,87 milliards, en forte hausse par rapport à 2024. Le bénéfice net annuel s’élève à 4,99 milliards de dollars, confirmant une croissance significative des performances financières du groupe dans un contexte de prix élevés des métaux.
Fort de cette solidité, le Conseil d’administration a annoncé une nouvelle politique de dividendes visant un versement total de 50 % du flux de trésorerie disponible attribuable. Le dividende trimestriel de base a été augmenté de 40 %, tandis qu’un dividende global de 0,42 dollar par action a été déclaré, soit une hausse de 140 % par rapport au trimestre précédent. Barrick a également racheté pour 1,5 milliard de dollars d’actions en 2025.

Enfin, Barrick a indiqué poursuivre les préparatifs d’une introduction en bourse (IPO) de ses actifs aurifères nord-américains d’ici fin 2026, dans le but de maximiser la valeur pour les actionnaires. « Nous sommes bien positionnés pour poursuivre sur notre lancée et continuer à valoriser notre portefeuille d’actifs de premier plan en 2026 », a déclaré Mark Hill, président-directeur général du groupe.
Dorcas Mwavita
Mine
Exploitation minière dans le Haut-Uélé : des allégations visent le Directeur général de la GEMIUELE ; les personnes mises en cause disposent du droit de fournir leurs moyens de défense
Ce travail journalistique a été mené en collaboration avec des lanceurs d’alerte, des chercheurs, des artisans spoliés et des médias, avec tout le sérieux et la rigueur nécessaires. Il n’a pas pour objectif de nuire à qui que ce soit, mais de servir un seul impératif : l’établissement de la vérité sur la gestion des ressources minières dans la province du Haut-Uélé.
C’est précisément dans cet esprit d’équité et de responsabilité que nous laissons un délai de 72 heures aux personnes concernées — au premier rang desquelles le Directeur général de la GEMIUELE, Hassan LOBIA, et le président du Conseil d’administration, l’honorable Bismick BOELE — pour nous fournir leurs moyens ou éléments de défense. Leurs réponses seront intégralement publiées et soumises à l’appréciation du public. Ce que notre enquête a établi jusqu’ici est sans équivoque.
Une exploitation minière non conforme au Code minier congolais a bel et bien été conduite sur les quatre sites de NDANDA, TORA, SUAKA et MADAMBA, dans les territoires de Watsa, Faradje et Dungu. Nos vérifications de terrain confirment que ces opérations ont été coordonnées par le Directeur général de la GEMIUELE, qui aurait déployé des équipes techniques comprenant des sujets étrangers sans validation du Conseil d’administration, sans autorisation préalable des autorités compétentes et sans information des députés provinciaux.
Un obstacle majeur entrave cependant l’établissement complet des faits : les rapports journaliers de ces activités demeurent inaccessibles. Plusieurs superviseurs détenteurs de ces documents — dont les noms ont été recueillis et recoupés : le Dr Isaac et Aristote MASTAKI à NDANDA, Isaac OKADANE, neveu du Directeur général, et Eric LOBIA à TORA, Frédéric MADANGI à MADAMBA, ainsi qu’Exaucé Boby, superviseur en chef à Libombi — ont opposé un refus à notre équipe.
La raison invoquée est la suivante : selon les dires mêmes du Directeur général de la GEMIUELE, ces opérations seraient menées sur instruction du gouverneur de province Jean Bakomito Gambu. Actuellement, sur les quatre sites auparavant exploités, seuls deux sont restés opérationnels. Les deux autres ont été fermés sous la pression du procureur près le tribunal de paix de Dungu, qui est intervenu pour suspendre le site de NDANDA, dans la zone d’Awe Sepela.
Mais aussi celui de MADAMBA, où des activités d’exploitation présumées en zone protégée ont conduit à l’interpellation de deux individus, dont le superviseur en chef Exaucé Boby. Seuls demeurent actifs à ce jour le site de SUAKA, sous la supervision d’un militant de l’ARDC, et celui de TORA, où Isaac OKADANE et Eric LOBIA poursuivraient leurs opérations. Ces interventions judiciaires confirment la gravité des faits et renforcent l’urgence d’une enquête globale.
C’est pourquoi, au terme du délai de 72 heures et conformément à notre devoir d’information, l’ensemble des éléments médiatiques en notre possession sera formellement transmis aux ministres de tutelle concernés : le ministre des Mines Louis Watum Kabamba, le ministre d’État de la Justice et Garde des Sceaux Guillaume Ngefa Atondoko et le Vice-Premier ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani. Notre équipe poursuit son enquête et publiera les développements à venir.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
