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Barrick annonce le paiement anticipé de ses impôts pour soutenir la lutte contre le covid-19 en RDC
Barrick Gold Corporation (NYSE:GOLD) (TSX:ABX), opérateur de la mine d’or de Kibali, a annoncé un programme de soutien de $1.5 million pour aider à combattre et à contenir la pandémie de Covid-19 en République Démocratique du Congo.
Le Directeur des Opérations de Barrick pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Willem Jacobs, a déclaré que la société est d’avis que la situation actuelle exige également une réponse nationale de la part de tous ceux qui ont à cœur les intérêts de la RDC.
Barrick, en tant que partenaire engagé de la RDC, a conçu un programme de soutien Covid-19 très détaillé et approprié au pays, lequel a été communiqué au gouvernement de la RDC par le Président et PDG de Barrick, Mark Bristow, en début de ce mois.
Le Premier Ministre de la RDC, SE Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a reçu le Directeur Pays de la RDC pour Barrick, Cyrille Mutombo, qui l’a informé que Kibali avait mis en place des mesures pour assurer la continuité de ses opérations et avait déjà instauré des mesures préventives très étendues pour protéger les travailleurs et leurs familles vivant autour de la mine.
Ce programme est géré par les médecins et les professionnels de la santé de la mine, qui ont de l’expérience dans la lutte contre les infections mortelles comme le virus Ebola.
Ce nouveau programme s’ajoute à ces efforts et porte sur la fourniture d’équipement essentiel d’une valeur de $632,000 au niveau national, $488,000 au niveau provincial et $380,000 au niveau local.
Le Premier Ministre a fait savoir que la RDC a lancé un Fonds National de Solidarité pour le Covid-19 et s’est dit heureux que Barrick soit parmi les premiers à y apporter une contribution aussi importante. Il a ainsi instruit le Ministre de la Santé et le Comité Multisectoriel de la Riposte Covid-19 de travailler avec Kibali pour déterminer les priorités sur lesquelles la contribution la société devrait porter.
Reconnaissant le fait que la société opère dans un milieu éloigné et difficile d’accès, milieu qu’elle a transformé depuis le début de ses opérations il y a 10 ans, le Premier Ministre a déclaré de s’assurer que son Gouvernement travaillera avec la société à la résolution de différents défis opérationnels auxquels elle fait face.
Kibali a également offert le paiement anticipé d’impôts, nouvelle que le Gouvernement a accueillie favorablement, et la société est actuellement en discussion avec le Ministère des Finances et les autorités de l’administration fiscale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
