Infrastructures
Bandalungwa : la population appelle le gouvernement à accélérer les travaux sur la route Kasa vubu
Depuis plus de quatre mois, les travaux initiés sur la route Kasa vubu, précisément sur le tronçon qui traverse la commune de Bandalungwa entre Synkin et Lubudi, perturbent lourdement la circulation. Dès le début des opérations de curage et d’agrandissement des caniveaux, la chaussée a été entièrement détériorée, rendant le passage extrêmement difficile pour les automobilistes comme pour les motocyclistes. Ce tronçon, autrefois fluide, est aujourd’hui embouteillé du matin au soir, jusqu’au niveau de la station Mouleart.
La population reconnaît l’importance des travaux engagés, notamment pour améliorer l’évacuation des eaux et réduire les inondations récurrentes. Toutefois, la lenteur du chantier exaspère les usagers. Malgré la présence initiale des ingénieurs, des tracteurs et des équipes de construction, les travaux avancent à une vitesse très faible. Pire encore, une partie de la zone proche de Kasa vubu vers Synkin–Lubudi semble complètement abandonnée : plus d’ouvriers, plus d’ingénieurs, et une route laissée avec des trous béants.

Ces crevasses, remplies d’eau à chaque pluie, bloquent totalement le passage de certains véhicules. Les conducteurs sont désormais obligés de contourner en empruntant des sens uniques normalement interdits, ce qui crée des risques d’accidents et ajoute davantage de désordre dans la circulation. Les embouteillages sont devenus quotidiens, interminables, et la route est constamment réduite par la présence de tas de sable, de machines et d’engins de chantier.
Face à cette situation, les habitants se disent abandonnés. Ils ne comprennent pas pourquoi un chantier censé améliorer leur quotidien finit par compliquer la vie de toute la commune. L’absence d’une présence régulière des équipes techniques sur le site alimente les inquiétudes : les travaux reprendront-ils ? Quand seront-ils achevés ? Pourquoi laisser la route dans cet état de dégradation avancée ?
La population de Bandalungwa lance ainsi un appel urgent au gouvernement provincial et en particulier au ministère des Infrastructures. Les habitants demandent l’accélération immédiate des travaux, une meilleure organisation des équipes sur le terrain et une communication transparente sur la durée restante du chantier. Pour eux, il est essentiel que la route Kasa vubu retrouve son état normal et que la circulation soit rétablie dans les meilleurs délais, afin de mettre fin aux souffrances quotidiennes des usagers.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
