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Sécurité

Bandal : Bagarre rangée entre les « Américains/Shopisho » et les « Arabes/L’eau », plusieurs biens vandalisés !

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Le phénomène kuluna dans la commune de Bandalungwa prend des proportions inquiétantes. Le week-end dernier, les habitants du quartier Moulaert, vers Joyeux Lutins, ont assisté à une véritable bataille entre deux écuries qui font la loi dans ce coin : Les « Américains » et les « Shopisho ».

« c’est depuis 20hr que je suis coincé à bandal en provenance de limete pour rendre visite à mon ami, j’ai été interpellé par le shopisho dit arabes connaissant la nature de leur confrontation entre les arabes et les américains d’une voix forte j’ai crié : Ba yaya nawuti bousho, na shembi bo shoba trop te shar eza te, botinga nga na sheka . une fois entendu ce langage l’un d’entre eux répliqua: ba masta oyo muana mayi totika ye asheka », a déclaré la victime Jérémie Mukuna.

Pas de mort, mais plusieurs dégâts ont été constatés, notamment le vol des objets des passants et des commerçants du quartier.

Par ailleurs, dans la même soirée sur l’avenue Bungudi ,direction wenze ya baluba un autre groupe des délinquants s’affrontent farouchement muni des armes blanches, pierres et autres objets nuisibles. La population de ce coin a fait appel à la police de proximité pour stabiliser la situation.

« Ia police a jeté des gaz ça et là, il y’a une arrestation arbitraire ,mon jeune frère qui était devant le portail de la parcelle a été embarqué sans aucune justification » a déclaré un habitant de ce coin.

La population rapporte que ce temps-ci l’insécurité est totale dans ce quartier dès que la nuit tombe.  » Il n’est plus possible de circuler librement dès qu’il est 19 heures. Nous avons même peur de sortir dans la rue pour acheter quelque chose, car les kuluna se tiennent debout aux entrées des avenues« , indique une jeune fille à CONGOPROFOND.

Il sied de noter que cette insécurité est alimentée par l’obscurité dûe à l’absence de l’électricité. Ces jeunes délinquants en profite pour truander la paisible population.

Il convient de savoir que le conflit entre les « Arabes » et les « Américains » découlent d’une divergence des langages, un jargon propre à eux.

Pour les Américains  « l’eau » on remarque la présence de « L » dans les différents mots prononcés ( Seigneur=Leigneur) quant aux arabes  « Shopisho » le son « SH » doit se faire entendre (loba=shoba) c’est ainsi que la victime Jérémie Mukuna a été sauvée de justesse.

Elyane Mukuna et Sasa Pishe Josephate( Stagiaire UCCM/CONGOPROFOND.NET)

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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