Société
Avokala : la communauté fixe un ultimatum aux autorités et menace de durcir son action
La communauté d’Avokala, dans la chefferie de Bari-Logo, territoire de Watsa, accorde sept jours aux autorités compétentes pour répondre à ses préoccupations liées notamment aux conditions de vie des habitants après leur délocalisation et leur réinstallation.
La décision a été prise ce jeudi 27 août 2026, au terme d’une rencontre communautaire organisée au marché d’Avokala par la sous-coordination de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC). Plusieurs couches sociales de cette entité ont pris part aux échanges.
Cette rencontre fait suite aux préoccupations déjà exprimées par la communauté dans une correspondance adressée à l’administrateur du territoire de Watsa, Magayi Missa Dieudonné. Dans cette lettre, les représentants locaux évoquent notamment des difficultés liées à la situation des habitants après leur délocalisation et leur réinstallation, à l’accompagnement des personnes affectées par les projets, ainsi qu’à la prise en compte de certains intérêts communautaires dans le cadre des activités de Kibali Gold Mines.
Sept jours accordés aux autorités
À l’issue des échanges, les participants ont fixé un délai d’une semaine aux autorités compétentes afin qu’elles apportent des réponses aux préoccupations soulevées.
Selon les résolutions annoncées à l’issue de la rencontre, si aucune solution n’est trouvée à l’expiration de ce délai, la communauté envisage de décréter une journée ville morte à Avokala.
Les participants menacent également d’aller plus loin en envisageant d’empêcher, pour une durée indéterminée, le passage des véhicules de Kibali Gold Mines à Avokala.
Ces mesures restent, à ce stade, des actions annoncées par les participants à la rencontre et sont conditionnées à l’absence de réponse des autorités dans le délai fixé.
La NSCC dénonce le calvaire de la population
Au sortir de cette réunion, Hugues Amuta Mora, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise d’Avokala, est revenu sur les difficultés que traverse la population depuis sa délocalisation et sa réinstallation.
Dans une interview exclusive accordée à Congo Profond.net, il a expliqué les préoccupations exprimées par les différentes couches sociales et les attentes de la communauté vis-à-vis des autorités. Pour les participants, l’objectif est désormais d’obtenir des réponses concrètes aux difficultés soulevées et d’éviter une escalade de la situation à Avokala.
La balle est désormais dans le camp des autorités compétentes, à qui la communauté accorde sept jours pour apporter des réponses à ses revendications.
Junior kasamba/Congoprofond.net