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Aviation : Westminster dément toute implication dans l’incident de N’Djili et réaffirme son engagement en RDC
L’incident survenu récemment à l’aéroport international de N’Djili, marqué par un retard d’atterrissage de l’avion présidentiel congolais suite à une coupure de courant, continue de susciter interrogations et commentaires. Certaines rumeurs, relayées sur les réseaux sociaux, ont même cité la firme britannique Westminster Group PLC comme liée à ce dysfonctionnement. Face à ces accusations, la société a tenu à clarifier sa position dans un communiqué publié depuis Banbury, au Royaume-Uni, le 25 septembre 2025.
Une mise au point ferme
« Westminster n’a absolument aucun lien, ni de près ni de loin, avec cet incident regrettable », souligne la firme, qui dément également toute connivence avec le Rwanda. Elle rappelle d’ailleurs que le Royaume-Uni a été l’un des premiers pays à condamner Kigali pour son agression contre la RDC, et que le nouveau gouvernement travailliste de Keir Starmer a annulé dès son arrivée au pouvoir l’accord migratoire controversé avec le Rwanda.
Une expertise internationale déjà éprouvée
Cotée à la Bourse de Londres, Westminster est présente dans plus de 50 pays et s’est imposée comme un acteur incontournable de la sûreté aéroportuaire. Au Ghana, au Nigeria, au Liberia, en Sierra Leone, au Malawi et plus récemment au Gabon, elle gère des aéroports selon des modèles intégrés (BOT/BMC), combinant financement, maintenance, formation et certification. « La sûreté aéroportuaire est notre cœur de métier. Pour Westminster, l’échec n’est pas une option », affirme Patrick Sakameso, son représentant pour l’Afrique.
Un partenariat entamé mais bloqué en RDC
En RDC, Westminster a signé dès juin 2021 un contrat avec la Régie des voies aériennes (RVA). Une filiale congolaise a été créée, des missions techniques ont été menées, et des rapports détaillés remis aux autorités. La société est même intervenue gratuitement pour réparer des équipements en panne depuis longtemps à N’Djili, comme un scanner à rayons X. Pourtant, le projet reste suspendu aux décisions des autorités congolaises.
La sécurité des passagers en jeu
Pendant ce temps, les infrastructures continuent d’accuser leurs failles : pannes d’électricité, équipements défectueux et absence de certification internationale. Des incidents qui, comme celui vécu par l’avion présidentiel, fragilisent directement l’image du pays et la sécurité des voyageurs. « Nous avons tout préparé et nous sommes prêts. Ce que nous attendons, c’est le feu vert de la partie congolaise », insiste Sakameso.
Pas une substitution, mais une coopération
Aux craintes du personnel de la RVA, Westminster répond avec assurance : aucun emploi ne sera perdu. Les agents congolais seront détachés auprès de Westminster tout en conservant leurs avantages, avec des formations certifiantes à la clé et une amélioration des conditions de travail. « Il n’a jamais été question de se substituer à l’État congolais. Nous sommes là pour renforcer la sûreté, certifier les aéroports et contribuer à rehausser l’image du pays », ajoute le représentant.
Une décision attendue de Kinshasa
Alors que Westminster se dit prête et opérationnelle, la balle est désormais dans le camp du gouvernement congolais. Le retard dans la mise en œuvre de ce partenariat stratégique ne profite qu’au désordre actuel. Chaque panne et chaque incident rappellent l’urgence de réformer en profondeur la sûreté aéroportuaire. Pour Westminster, il s’agit non seulement de sécuriser les passagers, mais aussi de redonner à la RDC le prestige qu’elle mérite dans le ciel international.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET