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Aviation : Faux ! Gueda Amani Wicht n’est pas désignée comme gérante de Mwant Jet

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Dans une vidéo disponible en ligne, Gueda Amani Wicht annonce avoir repris les commandes de la compagnie d’aviation Mwant Jet. «… Je suis aujourd’hui la gérante statutaire et la gérante de Mwant Jet. Je vais recommencer ce que j’avais fait…puisque Mwant Jet, c’est moi qui l’ai créé. Je sais exactement ce que je vais en faire. Donc ne vous laissez pas prendre par des fausses propagandes… », affirme celle qui était, jusqu’en 2021 gérante de cette compagnie d’aviation.

Elle s’autoproclame ainsi gérante en ne se basant sur aucun document ni décision de justice.

Madame Gueda Wicht Amani se base sur l’arrêt RCEA 277 du 15 novembre 2024, la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete qui a rejeté la tierce opposition des agents et confirme encore une fois l’arrêt RCEA 264 dans toutes ses dispositions. Cet arrêt ne dit toujours pas qui va reprendre la direction de la société Mwant Jet.

L’opposition a été régulièrement signifiée à toutes les parties, y compris le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, en date du 22 novembre 2024. Dans les faits et dans la pratique, l’opposition suspend l’exécution dudit arrêt, du reste inique. Mais, cela n’a pas empêché le Parquet Général de Matete est passé outre l’opposition pour établir une réquisition afin d’exécuter l’arrêt déjà frappé d’opposition. Un véritable braquage judiciaire.

C’est avec cette réquisition que les bureaux de l’aéroport international de Nd’jili ont été scellé le lundi 25 novembre. Le mercredi 27 novembre, soit deux jours après, madame Gueda Wicht Amani est venue s’autoproclamer gérante statutaire de la compagnie. Elle affirme que c’est sur décision de justice. Une décision inconnue et que personne d’autre n’a vu.

Que vient faire le Parquet dans ce dossier ?

En effet, le Parquet Général de Matete n’a pas de place dans une affaire civile.

Il faut souligner quelques observations importantes. D’abord le parquet n’a aucune compétence en matière d’exécution des décisions rendue dans un dossier civil ;

Ensuite, le numéro RMP 18620 utilisé dans la réquisition se rapporte à un dossier classé sans suite depuis le 15 novembre 2024 pour des faits infractionnels non établis. S’y référer constitue une fraude que seules les interférences des hautes autorités judiciaires et politiques peuvent justifier ;

Enfin, la décision a été exécutée sans obtenir au préalable l’avis favorable de la commission mixte chargée du traitement des dossiers d’exécution des décisions de justice créée par le ministre Mutamba.

En plus, la décision RCEA 277 ne dit nulle part que dame Gueda Wicht Amani devrait être installée comme gérant de la Société Mwant Jet Sarl. Les statuts de la société ne contiennent aucune disposition qui puisse justifier cette installation de Gueda Wicht Amani comme gérante.

Rappelons que son mandat statutaire de 3 ans avait déjà pris fin depuis le 06 aout 2021, soit 6 mois avant la mise sous administration provisoire de la société.

Tout ceci ne peut s’expliquer que par la complicité et l’interférence de certaines autorités judiciaires du reste bien identifiées qui ne jurent que par la disparition de la société Mwant Jet Sarl. Est-ce bien cela l’Etat de droit ? A quoi aura servi les états généraux de la Justice si nous devons continuer à assister à des tels actes qui nuisent non seulement à l’image de la justice mais aussi du pays ?

Pour les observateurs des efforts fournis par les autorités congolaises, ceci n’est pas l’Etat de droit dont on parle à longueur des journées.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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