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Aviation en RDC : Patrick Amani Hamuli veut donner à la jeunesse congolaise les clés du ciel
Alors que la RD Congo poursuit ses efforts de modernisation des infrastructures, le secteur aérien apparaît comme un levier majeur pour désenclaver le pays et renforcer son intégration économique. C’est dans cette perspective que Patrick Amani Hamuli, ingénieur aéronautique et entrepreneur, porte le projet de renforcer les compétences locales dans les métiers de l’aviation.

Diplômé en ingénierie aéronautique de l’Université Nationale d’Aviation de Kyiv, il entend mettre son expertise au service d’une aviation congolaise davantage maîtrisée par des compétences nationales. Son ambition repose notamment sur une meilleure prise en compte des enjeux liés à la sécurité aérienne, au contrôle de la circulation aérienne et à la gestion des systèmes complexes.
Pour Patrick Amani Hamuli, le développement de l’aviation congolaise passe nécessairement par un double défi : renforcer la sécurité aérienne et offrir de nouvelles perspectives professionnelles à la jeunesse.

Dans un pays où les distances et l’état encore perfectible du réseau routier rendent le transport aérien stratégique, le secteur reste confronté au vieillissement du personnel technique et à une dépendance à l’expertise étrangère dans plusieurs domaines. Sa vision préconise ainsi la modernisation de la gestion de l’espace aérien, la formation continue des contrôleurs et le recours aux technologies de simulation de dernière génération. Parallèlement, il mise sur la formation d’une jeunesse capable d’occuper des emplois qualifiés dans un secteur considéré comme stratégique.
C’est pour concrétiser cette ambition que le promoteur annonce le projet d’Académie Nationale de Formation Aéronautique en RDC (ANFA-RDC), qui devrait être implantée à Moanda, dans la province du Kongo Central. Présentée comme un futur pôle de référence pour la formation aéronautique en Afrique centrale, cette académie prévoit notamment des formations destinées aux pilotes, contrôleurs de la circulation aérienne, techniciens de maintenance, agents d’escale et spécialistes de la sécurité des vols. Le projet prévoit également des simulateurs de vol, des laboratoires de télécommunications, des bancs d’essai moteurs et des ateliers de maintenance.

Selon le document de présentation, l’opérationnalisation de l’ANFA-RDC pourrait générer plus de 1.000 emplois directs et indirects, tout en contribuant à réduire les dépenses liées à la formation des équipages congolais à l’étranger.
Au-delà de la formation, Patrick Amani Hamuli présente l’ANFA-RDC comme un projet susceptible de contribuer à la souveraineté aérienne et au développement économique de la RDC. Le projet aurait déjà fait l’objet de présentations préliminaires auprès de hautes autorités de l’État et de partenaires institutionnels, dont la Banque africaine de développement, selon le document. Son promoteur appelle désormais à une synergie entre les pouvoirs publics, le secteur privé et les partenaires internationaux afin de concrétiser cette initiative.

Pour lui, l’objectif dépasse la création d’un simple établissement d’enseignement : il s’agit de permettre à la jeunesse congolaise de se former aux métiers de l’aviation et, à terme, de renforcer l’autonomie du pays dans la maîtrise de son espace aérien.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET