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Autopsie du premier gouvernement ère Tshisekedien: » Renouveau, Réformes, Attentes et Déceptions »
Après une longue période d’attente qui a failli faire voler en éclat la coalition, et tous les ragots qui ont été racontés autour, le premier gouvernement de Félix Tshisekedi est enfin là depuis ce matin du 26 août 2019.
Les négociations et les va et vient du premier ministre ont finalement produit une mouture définitive dont on peut retenir 3 caractéristiques saillantes:
De un, 3/4 des nommés sont des de nouveaux venus, qui prennent pour la première fois de leur vie un poste ministériel. Donc, 75% des ministres sont des novices.
Ce qui est à la fois une bonne et mauvaise chose, car la recherche effrénée de nouvelles figures apaise les tensions et obtempere à l’exigence de l’opinion qui voulait des hommes nouveaux.
Mais en même temps, ces nouveaux venus peuvent aussi être des parfaits inexpérimentés capables de vous enfoncer dans un tâtonnement dangereux au sommet des affaires publiques. Donc ce renouveau est un couteau à double tranchant.
De deux, 17% des femmes représentées dans ce gouvernement, ce qui est quand même un exploit lorsqu’on connait le masochisme qui caractérise notre société en général, et la société politique en particulier.
L’on ne pouvait pas faire 50/50 comme au Rwanda, ou 65/35 en France, les réalités socio-politiques ne sont pas identiques.
Cette approche est à encourager, et les femmes doivent s’engager d’avantage dans la politique.
De trois, les dinosaures de deux côtés (FCC et CACH) ont été soigneusement éloignés.
Au PPRD par exemple, seuls des « colombes » connus ont été repêchés, notamment Celestin Tunda, VPM et Ministre de la justice, Me Justin Kalumba aux PME ou Willy Bakonga à l’EPSPT.
Pas de caciques du genre Boshab ou Aubin Minaku, Shadary le Secrétaire Permanent du parti est même superbement oublié.
Ni Néhémie Mwilanya, le coordonnateur et négociateur en chef n’est là, moins encore Kalev pourtant régulièrement annoncé dans les multiples listes ayant circulées dans les réseaux sociaux.
Côté CACH, François Mwamba Tshishimbi n’est pas dans la liste. Le prof Tryphon Kin Kye Mulumba n’hérite rien du tout.
La deputée Henriette Wamu annoncée massivement par plusieurs observateurs n’est pas sur la liste non plus.
Ni Jacquemain Shabani, ou Me Kalumba ne sont dans la liste, et même l’un des meilleurs économistes de l’UNC, Bamporiki. Étonnant!
Les alliés sont servis de deux côtés, surtout au FCC où, sans réellement appartenir au premier cercle kabiliste, Lucien Busa reste au commerce extérieur et Thomas Luhaka est parachuté à l’enseignement supérieur et universitaire.
Steve Mbikayi est nommé Ministre de l’Action humanitaire et solidarité nationale, tandis que Pius Mwabilu est à l’urbanisme et habitat.
Enfin, Germain Kambinga hérite du vice-ministère la Formation Professionnelle.
Des outsiders comme l’ancien « Kisalu me Banda » Déo Nkusu hérite des relations avec le Parlement, l’ancien MLC Albert Mpeti vice-ministre à la Santé, et Freddy Kita l’ancien du Démocratie Chrétienne de Diomi est vice ministre Plan.
Billy Kambale hérite de la Jeunesse et initiation à la nouvelle citoyeneté, ainsi que Me Guillaume Manjolo (FCC) comme ministre d’État chargé de la coopération internationale, intégration régionale et francophonie, cet ancien bras droit de Raymond Tshibanda.
La tribu la plus minoritaire de la Rdc a également été honorée, avec le maintien de Me Azarias Ruberwa Manyiwa à la Décentralisation et Réformes institutionnelles.
Et contrairement à ce qui se raconte, son cousin Nyarugabo ne fait pas partie, c’est plutôt Nyamugabo, l’ancien ministre du sport et gouverneur.
Du reste, Vital Kamerhe ne va pas au gouvernement comme l’avaient annoncé les experts de Facebook, ce dernier reste toujours le gardien du palais de la nation.
Le gouvernement semble donc équilibré au vu du fil conducteur placé par Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Ce gouvernement est appelé à exécuter le programme du chef de l’Etat en relevant les multiples défis qui se posent en RDC.
Ainsi donc, le peuple attend beaucoup de vous, messieurs et dames, alors au travail!
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
