Connect with us

Analyses et points de vue

Au-delà de l’inconcevable : L’énigme du néant en RD Congo

Published

on

Dans la sphère de la pensée congolaise, l’exploration du néant s’avère être un acte de paradoxes insurmontables. En effet, la RD Congo semble buter sur une énigme essentielle : elle est incapable de concevoir le néant sans le transformer aussitôt en quelque chose de tangible, en lui insufflant une existence qui le nie fondamentalement.

Cette propension à donner forme et substance au néant corrompt sa nature même, le condamnant à un état d’existence contradictoire. Lorsque la RD Congo tente d’appréhender le néant, elle le subvertit involontairement en lui attribuant des attributs qui le rendent impensable dans sa pure abstraction. Par le simple fait de la contemplation, le néant se voit doté d’une réalité factice.

Elle se pare d’une existence artificielle qui va à l’encontre de sa signification intrinsèque. Cette inclination à matérialiser l’impalpable révèle une incapacité à appréhender la vacuité, à laisser l’absence être. Il apparaît donc que le néant, dans le contexte congolais, ne peut être envisagé que dans son absence de pensée. La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne son combat contre le néant.

Dès que l’on s’efforce de le conceptualiser, de le saisir, il s’échappe et se transforme en un simulacre dénué de sa nature première. Ainsi, la RD Congo se trouve piégée dans un cycle perpétuel où la tentative de penser le néant le condamne à l’existence, annihilant par là même toute possibilité de véritable contemplation de ce concept métaphysique.

La RD Congo se heurte à une impasse philosophique majeure : la nature même de sa pensée semble incompatible avec la notion de néant, condamnant toute tentative de le concevoir à le transformer en un semblant d’existence. Le paradoxe persistant réside dans cette incapacité à laisser le néant être, à le laisser exister dans son propre effacement.

Ainsi, peut-être que la véritable compréhension du néant en RD Congo réside dans l’acte de ne pas le penser, dans l’acceptation de son imperceptibilité et de son insaisissabilité. L’assiette pleine cache en réalité une assiette vide, comme l’être cache le néant. Le nihiliste est celui qui juge que le monde tel qu’il est ne devrait pas exister et tel qu’il devrait être n’existe pas.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

Published

on

L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading