Connect with us

Politique

Au coeur des affaires dans le Haut-Uélé : Les politiciens affairistes à la manoeuvre !

Published

on

Il est crucial de souligner les pratiques douteuses et potentiellement illégales au sein de la nébuleuse Grande Orientale, où des fonctions politiques semblent être exploitées pour des enrichissements personnels impudents.

Les entreprises de certains membres de la nébuleuse Grande Orientale créées exclusivement pour des marchés publics passés de gré à gré, dont les clients principaux sont les multinationales opérant dans les provinces de Tshopo, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Ituri d’un côté, ainsi que les institutions provinciales et nationales de la RD Congo de l’autre, soulèvent des questions graves quant à l’éthique et la légalité.

Il est impératif que la justice intervienne pour enquêter sur ces entreprises et leurs contrats en millions de dollars, qui semblent davantage servir de mécanismes de blanchiment d’argent et de rétro-commissions déguisées plutôt que de réelles prestations de services. Certaines sont même suspectées d’être des chevaux de Troie des groupes armés et de certains pays agresseurs.

Les ramifications de ces pratiques doivent être exposées et nettoyées pour restaurer la confiance du public et garantir l’intégrité des marchés publics et des institutions gouvernementales dans ces provinces. Il est impératif de mettre en lumière les entreprises qui semblent exploiter leur lien avec les gouvernorats des provinces d’origine de certains élus pour obtenir des marchés publics passés de gré à gré.

Cette pratique soulève des inquiétudes quant à un possible conflit d’intérêts entre les missions politiques des élus et leurs affaires privées. La confusion et le mélange des genres entre les intérêts politiques et les intérêts économiques privés posent un risque sérieux pour la transparence et l’équité dans les marchés publics.

Il est essentiel que ces pratiques soient examinées de près pour garantir l’intégrité des institutions gouvernementales et prévenir toute forme d’abus de pouvoir ou de favoritisme. La nécessité d’une surveillance accrue et de mesures strictes pour prévenir les conflits d’intérêts et assurer une saine gouvernance devient de plus en plus évidente à la lumière de ces pratiques douteuses.

Les citoyens méritent des représentants intègres et dévoués à leur intérêt public, et non engagés dans des transactions douteuses qui pourraient compromettre l’intégrité de la démocratie et des institutions étatiques. L’Inspection Générale des Finances doit jouer pleinement son rôle pour que la justice agisse dans les plus brefs délais pour écarter ces brebis galeuses.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

Published

on

En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading