Analyses et points de vue
« Attention,Richard MUYEJ MANGEZE MANS est toujours gouverneur de la province du LUALABA » Tribune de Papy Tamba
La fête, si elle a existé après l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui s’est déclarée incompétente, aura été de très courte durée. Et pour cause.
En effet, en se déclarant incompétente, la cour constitutionnelle n’a pris aucune position en faveur ou en défaveur d’une partie. Ainsi, le dossier est renvoyé à la case du départ. Et que dit-il ?
C’est connu de tous que l’assemblée provinciale du Lualaba n’a pris aucun acte de déchéance ou de retrait de confiance du gouverneur Richard MUYEJ MANGEZE MANS. Or il n’y a pas mille manières de déchoir un gouverneur de province.
En agissant par précipitation, le laboratoire qui a coûté assez cher (à qui?) pour la déstabilisation de la province du LUALABA a commis des errements qui étonnent les observateurs avertis. *S’ils tiennent mordicus à leur démarche de déchoir le gouverneur Richard MUYEJ MANGEZE MANS, ils n’ont qu’à bien appliquer la constitution et les lois de la république* C’est le cas de le dire …
Les yeux sont désormais tournés vers le VPM de l’intérieur
Qu’on aime ou qu’on aime pas Daniel ASSELO, l’honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître sa probité sur le traitement des dossiers des gouverneurs de province. *Avec tact, sagesse et abnégation, il fait la preuve d’une bonne application de la constitution et des lois de la république.
1. Lancer l’idée des élections dans les provinces dirigées par des gouverneurs a.i en dehors de toute disposition légale est un acte de courage qu’il lui faut reconnaître.
2. Ne pas notifier l’intérim à Fify MASUKA jusqu’à ce jour pour préserver la constitution et les lois de la république est un acte d’abnégation que l’on trouve rarement dans la classe politique congolaise. Il faut le dire courageusement aussi, car les enveloppes en provenance des provinces ont acheté certaines décisions dans le passé. *Mais le VPM Daniel ASSELO dit NON*.
3. Préserver la paix dans la province du LUALABA est un acte de sagesse.
Tout compte fait, faute d’un retrait de confiance par l’assemblée provinciale du LUALABA, Richard MUYEJ MANGEZE MANS est toujours gouverneur de cette province, faute d’une notification du VPM de l’intérieur pour assurer l’intérim, Fify MASUKA est toujours vice-gouverneure et faute de nouvelles élections de gouverneur de province au LUALABA, Richard MUYEJ MANGEZE MANS est toujours gouverneur et Fify MASUKA son vice-gouverneure. Le principe est simple à comprendre : les élus ne peuvent être remplacés que par d’autres élus.
Pour Dominique BARBERIS, « A Paris, quand on vient de province, on a toujours quelque chose à cacher.”. Que le fameux dossier de 17 camions et tant d’autres interpellent les bonnes consciences …
Depuis le paradis,
Papy TAMBA,
Le confident de DIEU le PERE
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
