Actualité
Atteinte au patrimoine sportif congolais : Un espace du stade des Martyrs vendu pour un hôtel
Le Ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a fait une troublante découverte lors de sa visite récente dans l’enceinte du stade des Martyrs, à Kinshasa. En effet, le membre du gouvernement a constaté qu’une clôture a été érigée dans le périmètre du stade, où des travaux de construction d’un hôtel et d’une station-service sont en cours.
Face à cette situation pour le moins surprenante, le Ministre Budimbu n’a pas hésité à réagir. Il a aussitôt déféré l’ingénieur en charge du chantier devant la justice, afin d’ouvrir une enquête pour déterminer le ou les responsables de cette vente illégale d’un espace appartenant au stade des Martyrs.
Cette intrusion dans l’enceinte d’un site sportif aussi emblématique soulève de nombreuses questions. Comment un tel projet a-t-il pu être autorisé ? Qui sont les véritables propriétaires et bénéficiaires de cette transaction ? Les réponses à ces interrogations sont attendues avec impatience par les autorités et le grand public.
Le Ministre Budimbu a affirmé que toute la lumière sera faite sur cette affaire. Il a promis que les responsables seront sévèrement sanctionnés, car un tel acte porte gravement atteinte à l’intégrité et à la vocation première du stade des Martyrs, haut lieu du sport congolais.
Cette découverte soulève de vives inquiétudes quant à la préservation du patrimoine sportif national. Les Congolais attendent désormais des mesures fortes pour empêcher que de telles dérives ne se reproduisent à l’avenir.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
