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Athlétisme : Kinshasa a abrité un Cross-country international
Le stade des Martyrs à Kinshasa a abrité, le dimanche 27 juin 2021, un tournoi d’athlétisme qu’on appelle « Cross-country international » qui a réuni 4 pays d’Afrique, notamment le Rwanda, le Burundi, la Centrafrique et la République démocratique du Congo (RDC), État hôte.
Organisé par la Fédération d’athlétisme du Congo (Feaco), le Cross-country international coïncide avec la célébration de la 61e anniversaire de l’indépendance du Congo. Il a aussi été question d’assister les athlètes sinistrés de Goma, frappés récemment par l’éruption volcanique.
Pour cette compétition plusieurs épreuves étaient organisées, à savoir, les 10 km senior messieurs, les 8 km junior messieurs, les 6 km junior dames, et les 4 km pour les cadettes.

« C’est la première fois qu’on organise un Cross-country dans notre pays. On le fait localement, sans des invités internationaux, cette fois-ci nous avons pensé. Nous avons senti que nos athlètes avaient la compétition dans les jambes. Après tout ce qu’on a fait depuis deux années, nous pouvons dire que les médailles sont certaines pour les Jeux olympiques, même pour les Jeux de la Francophonie l’année prochaine dans notre pays », a déclaré le président de la Feaco, Bienvenu Matenda Kibangala.
Voici par ailleurs les résultats complets
10 km senior messieurs remporté par le Burundais Célestin Ndikumana (33′ 01″). Le Congolais Alpha Kabanga a fini deuxième, après avoir réalisé 36′ 09″
L’epreuve de 8 km junior messieurs a été remportée par Nathan kilongo (30′ 54″). Avec un temps de 26′ 18″, Divine Kandamba a gagné l’épreuve de 6 km junior dames. Celle de 4 km cadette a été remportée par Thethe kombi en 18′ 45″.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque
À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».
Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation
L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.
Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.
Des accusations jugées infondées par la défense
Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.
Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.
Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.
« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.
Le programme PDL-145T au centre des tensions
Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.
La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.
Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.
Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.
Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
