Société
Assistance alimentaire destinée aux vulnérables : le PAM promet des poursuites judiciaires aux vendeurs et acheteurs
Le Programme alimentaire mondial (PAM) informe la population que l’assistance alimentaire dotée aux nécessiteux, notamment les denrées alimentaires n’est pas à vendre en cette periode où la sécurité alimentaire est un enjeu majeur.
» Toute personne qui se livre à ces pratiques, fera objet d’une poursuite judiciaire », communique le Pam
Alors que les efforts de tous devraient converger dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, qui affecte les vies de milliers de parsonnes déplacées vulnérables, certains individus, en quête de gains faciles, exploitent les personnes déplacées vulnerasies qui souffrent en achetant leur assistance à des prix dérisoires, raison la présente de ces denrées alimentaires du PAM sur les marchés.
Dans un communiqué rendu public, depuis le 09 octobre 2023 et dont copie est parvenue à la rédaction de congoprofond.net, le PAM deplore vivement les agissements de ces individus et tient à informer toute l’opinion qu’il est «illegal d’acheter ou de vendre ces produits».
Pour le responsable Pam, “l’aide est fournie gratuitement aux personnes dans le besoin dans le cadre de l’assistance humanitaire, ainsi toute tentative d’achat ou de vente de ces produits est une violation flagrante des principes humanitaires ».
Et, de marteler : »les personnes qui seront surprises à acheter ou à vendre ces produits, feront l’objet de poursuite par les services de fonds et d’autres services étatiques ».
Par ailleurs, compte tenu de la gravité de ces faits, la conséquence immédiate pourrait être la suspension de ses activités humanitaires dans les zones concernées, ce qui pénaliserait les personnes et les communautés dans le besoins d’assistance.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Société
« Kinshasa Ezo Bonga : Rebecca Lukilonga exhorte l’hôtel de ville à rendre le recyclage rentable pour impliquer toutes les couches sociales
Rebecca Lukilonga Luboko, ingénieure environnementaliste, s’est entretenue, mercredi 22 avril, avec la rédaction de CONGOPROFOND autour de la « dégradation de l’environnement à Kinshasa », mettant en lumière les principaux défis environnementaux de la ville et proposant des pistes de solutions pour y remédier.

L’échange a débuté par un état des lieux de la situation environnementale de Kinshasa. Selon elle, le principal problème reste la gestion des déchets, qui constitue la cause majeure des inondations. Le plastique, en particulier, est une matière non biodégradable.
Elle a également soulevé le problème du manque d’éducation environnementale chez les citoyens congolais. Sous d’autres cieux, les villes sont propres parce que la population est sensibilisée à la gestion des déchets.

Rebecca Lukilonga Luboko est environnementaliste de formation à l’Université de Kinshasa, diplômée en environnement, plus précisément en assainissement et biodiversité. Elle a débuté sa carrière avec une formation en rentabilité carbone, puis a travaillé au ministère de l’Environnement à travers le programme WICA (Women Initiative on Climate Action). Elle est également titulaire d’un diplôme en MRV (Monitoring, Reporting and Verification des gaz à effet de serre).
CONGOPROFOND : Quelles sont vos impressions globales sur le programme Kinshasa Ezo Bonga ?
Rebecca Lukilonga : Il existe quelques difficultés dans la mise en œuvre du programme. La vente de ces déchets plastiques devrait se faire à un coût plus élevé afin d’inciter la population à s’y engager.
Il est nécessaire de mettre en place plusieurs industries de recyclage pour répondre à la loi de l’offre et de la demande, afin que le plastique devienne une ressource recherchée dans la ville.
Il faut également rendre les centres de stockage plus attrayants pour impliquer toutes les classes sociales dans le recyclage des déchets.
Enfin, il est important de renforcer la visibilité du programme pour favoriser une mobilisation collective et une prise de conscience citoyenne.
Propos recueillis par Elvit Kumbu Mbangi
