Société
Assistance alimentaire destinée aux vulnérables : le PAM promet des poursuites judiciaires aux vendeurs et acheteurs
Le Programme alimentaire mondial (PAM) informe la population que l’assistance alimentaire dotée aux nécessiteux, notamment les denrées alimentaires n’est pas à vendre en cette periode où la sécurité alimentaire est un enjeu majeur.
» Toute personne qui se livre à ces pratiques, fera objet d’une poursuite judiciaire », communique le Pam
Alors que les efforts de tous devraient converger dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, qui affecte les vies de milliers de parsonnes déplacées vulnérables, certains individus, en quête de gains faciles, exploitent les personnes déplacées vulnerasies qui souffrent en achetant leur assistance à des prix dérisoires, raison la présente de ces denrées alimentaires du PAM sur les marchés.
Dans un communiqué rendu public, depuis le 09 octobre 2023 et dont copie est parvenue à la rédaction de congoprofond.net, le PAM deplore vivement les agissements de ces individus et tient à informer toute l’opinion qu’il est «illegal d’acheter ou de vendre ces produits».
Pour le responsable Pam, “l’aide est fournie gratuitement aux personnes dans le besoin dans le cadre de l’assistance humanitaire, ainsi toute tentative d’achat ou de vente de ces produits est une violation flagrante des principes humanitaires ».
Et, de marteler : »les personnes qui seront surprises à acheter ou à vendre ces produits, feront l’objet de poursuite par les services de fonds et d’autres services étatiques ».
Par ailleurs, compte tenu de la gravité de ces faits, la conséquence immédiate pourrait être la suspension de ses activités humanitaires dans les zones concernées, ce qui pénaliserait les personnes et les communautés dans le besoins d’assistance.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Santé
Ebola à Butembo : des psychologues renforcent leurs capacités pour la prise en charge psychosociale des communautés
Les psychologues cliniciens de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, ont participé ce samedi 13 juin 2026 à une formation axée sur la prise en charge psychosociale en période d’épidémie d’Ebola. Organisée par l’antenne locale de l’Union nationale des psychologues cliniciens (UNPC), cette session s’est tenue dans l’une des salles de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).
Selon la présidente de l’UNPC/Butembo, Mme Kavira Vinywasiki Florentine, cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels de la santé mentale face aux défis psychologiques engendrés par la résurgence de la maladie. Elle a indiqué que les psychologues sont appelés à intervenir auprès des malades, des cas suspects, des familles ainsi que des communautés affectées.

« Nous nous sommes rassemblés pour essayer de renforcer nos capacités par rapport à l’intervention psychologique en cas de crise ou d’urgence, surtout dans la situation actuelle de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans nos zones de santé de Butembo », a déclaré Mme Kavira Vinywasiki Florentine. Elle a ajouté que les psychologues doivent travailler sur les émotions négatives, notamment la peur et l’anxiété provoquées par l’annonce de nouveaux cas.
La responsable de l’UNPC a également insisté sur la nécessité de lutter contre le déni observé dans certaines communautés. « Leur conscient ne veut pas accepter la réalité. C’est au psychologue clinicien d’y travailler et de voir comment communiquer avec la communauté à travers des méthodes humaines et compréhensives afin de réduire les résistances », a-t-elle expliqué.

Les participants ont salué l’importance de cette formation. Psychologue clinicien à Butembo, Kakule Mahamba Job a affirmé avoir acquis de nouvelles connaissances sur l’accompagnement psychologique des personnes touchées par l’épidémie. « Nous venons d’apprendre comment prendre en charge les patients pendant cette période d’Ebola. Nous avons aussi retenu différentes méthodes pour briser la résistance communautaire », a-t-il témoigné, tout en félicitant les organisateurs.
Cette formation intervient alors que l’épidémie continue de progresser dans le Nord-Kivu. Deux nouvelles zones de santé, Vuhovi dans le territoire de Beni et Masereka dans le territoire de Lubero, sont désormais touchées. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La ville de Butembo continue également de notifier des cas positifs, notamment dans les zones de santé de Katwa, qui enregistre 17 cas et demeure l’épicentre de l’épidémie, ainsi que Butembo avec 7 cas confirmés.
Dalmond Ndungo
