Politique
Assemblée provinciale du Nord-Ubangi : 3 membres du bureau permanent visés par une pétition pour mauvaise gestion
Une tempête politique secoue l’assemblée provinciale du Nord-Ubangi. Trois membres de son bureau permanent, notamment le vice-président, le questeur et le rapporteur adjoint sont désormais au cœur d’une pétition introduite le jeudi 09 octobre 2025 par un groupe de députés provinciaux. Selon les initiateurs de la démarche, au nombre de 5 députés sur les 18 que compte cette chambre parlementaire, la pétition a été déposée en bonne et due forme, en respect des dispositions légales de leur règlement intérieur.
Elle reproche aux trois membres incriminés des faits jugés graves notamment l’excès de pouvoir, le manque d’écoute et de collaboration, la violation des droits des élus de la population, la gestion opaque des ressources de l’assemblée et d’autres griefs liés à la gouvernance interne
Cette initiative, bien que rare, est considérée par les pétitionnaires comme un acte de redressement démocratique visant à rétablir la transparence et la recevabilité au sein de l’organe délibérant provincial. En réaction, le bureau de l’assemblée devra procéder à la mise en place d’une commission chargée d’analyser la recevabilité et le bien-fondé de cette fronde pétitionnaire. À l’issue de ce processus, une décision en plénière déterminera l’avenir des trois responsables visés.
Il s’agit d’un précédent important : c’est la première fois dans l’histoire de cette institution qu’une pétition de nature pareille ait été officiellement initiée contre des membres du bureau permanent. Cette action traduit un climat de tensions croissantes au sein de l’assemblée provinciale et reflète un besoin pressant de d’une réforme institutionnelle de la province du Nord-Ubangi.
Blaise Abita Etambe
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
