Politique
Assemblée provinciale du Nord-Ubangi : 3 membres du bureau permanent visés par une pétition pour mauvaise gestion
Une tempête politique secoue l’assemblée provinciale du Nord-Ubangi. Trois membres de son bureau permanent, notamment le vice-président, le questeur et le rapporteur adjoint sont désormais au cœur d’une pétition introduite le jeudi 09 octobre 2025 par un groupe de députés provinciaux. Selon les initiateurs de la démarche, au nombre de 5 députés sur les 18 que compte cette chambre parlementaire, la pétition a été déposée en bonne et due forme, en respect des dispositions légales de leur règlement intérieur.
Elle reproche aux trois membres incriminés des faits jugés graves notamment l’excès de pouvoir, le manque d’écoute et de collaboration, la violation des droits des élus de la population, la gestion opaque des ressources de l’assemblée et d’autres griefs liés à la gouvernance interne
Cette initiative, bien que rare, est considérée par les pétitionnaires comme un acte de redressement démocratique visant à rétablir la transparence et la recevabilité au sein de l’organe délibérant provincial. En réaction, le bureau de l’assemblée devra procéder à la mise en place d’une commission chargée d’analyser la recevabilité et le bien-fondé de cette fronde pétitionnaire. À l’issue de ce processus, une décision en plénière déterminera l’avenir des trois responsables visés.
Il s’agit d’un précédent important : c’est la première fois dans l’histoire de cette institution qu’une pétition de nature pareille ait été officiellement initiée contre des membres du bureau permanent. Cette action traduit un climat de tensions croissantes au sein de l’assemblée provinciale et reflète un besoin pressant de d’une réforme institutionnelle de la province du Nord-Ubangi.
Blaise Abita Etambe
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
