Actualité
Assemblée Provinciale de Kinshasa : La Cour d’Appel rehabilite Godé Mpoyi de ses fonctions !
Le Président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi, vient d’être réhabilité de ses fonctions, le lundi 24 juillet 2023, par la Cour d’Appel de Kinshasa Gombe et ce, après un recours introduit auprès de cette instance judiciaire.
Cette information est confirmée à CONGOPROFOND. NET par plusieurs sources concordantes.
En effet, c’est à l’issue d’une requête en annulation de sa destitution, introduite auprès de cette instance judiciaire qu’il vient de bénéficier de cette réhabilitation.
Pour rappel, sa destitution est intervenue le 07 juillet 2023, suite à une motion de défiance initiée par le député provincial Mbonzi wa Mbonzi, du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), parti politique cher à l’actuel Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba Gombo, ainsi que 5 autres élus.
En substance, ce groupe de députés motionnaires reprochaient à Godé Mpoyi plusieurs griefs, à l’instar de l’abus du pouvoir et de la mauvaise gestion.
C’est après un bras de fer entre lui et le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, que sa destitution était intervenue.
Pour sa part, le chef de l’organe délibérant reprochait à l’autorité urbaine, les arriérés des émoluments des députés provinciaux et la mauvaise gestion de la capitale congolaise.
Notons à ce sujet que depuis un certain temps, à travers tout le pays, les bras de fer sont devenus monnaie courante entre les Assemblées Provinciales et les Gouverneurs de provinces.
Plusieurs cas de destitution des Gouverneurs ont été signalés. A titre d’exemple, le cas de Jean-Claude Mvuemba, dans la province du Kongo Central.
Aussi, nous signale-t-on en ce moment, que les députés provinciaux du Kasaï Oriental ont aussi destitué le Gouverneur Matthias Kabeya Matshi Abidi, accusé de détournement des deniers publics.
Bref, avec cette décision rendue par la Cour d’Appel, Godé Mpoyi reprend donc ses fonctions et va diriger à la destinée de l’organe délibérant de la ville de Kinshasa.
Dostin KALONDA(Stagiaire)/CONGOPROFOND.NET.
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
