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Assemblée nationale : l’Examen du projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2019 à l’ordre du jour ce vendredi
Le Bureau de l’Assemblée nationale informe les députés nationaux qu’une séance plénière est convoquée pour ce vendredi 06 novembre 2020 à 10 heures précises dans la Salle de Congrès du Palais du Peuple et ce, dans le respect des mesures barrières recommandées par le Comité multisectoriel de lutte contre la pandémie à Covid19.
D’après le rapporteur de l’Assemblée nationale, Célestin Musao Kalombo, la plénière de ce jour a comme point à l’ordre du jour l’Examen du projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2019(débat général).
À cette occasion, le ministre des Finances, José Sele Yalaghuli, va présenter à la représentation nationale l’argent perçu et dépensé lors de la première année de l’alternance politique et pacifique au sommet de la République démocratique du Congo.
L’examen du projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2019 est un préalable légal avant l’examen du projet de budget 2021.
« Il y a une obligation légale, ce qu’avant que le parlement dans ses deux chambres examine le budget de l’année qui doit venir il faut d’abord approuver la loi de reddition des comptes de l’exercice qui précède, en l’occurrence il s’agit de l’exercice 2019. Voilà pourquoi, nous sommes venus déposer, sur instruction du Premier ministre, près de l’honorable Président de l’Assemblée nationale, le projet de lois portant reddition des comptes de l’exercice 2019 », a fait savoir le Ministre des Financés José Sele Yalaghuli après le dépôt de ce projet à l’assemblée nationale.
Pour rappel, pour l’exercice 2021, le projet de budget est en régression de l’ordre de 23,2% par rapport à celui de 2020. Cette régression est consécutive à l’impact négatif dû à la pandémie à coronavirus sur l’économie nationale.
Après le dépôt à l’Assemblée nationale, le Chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a annoncé avoir travaillé ce projet de loi de Finances avec les partenaires financiers, notamment le FMI avec qui le Gouvernement est en programme. Aussi, a-t-il promis l’engagement de son gouvernement à réaliser ce budget, une fois voté, conformément à la loi qui sera promulguée.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
