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Assemblée nationale : le Projet de loi de reddition des comptes exercice 2019 envoyé à l’ecofin

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Conformément à la constitution en ses articles 172, 173, 28, 29 relatifs aux finances publiques, le ministre des Finances, José Sele yalaghuli, était mercredi 11 novembre 2020 devant la représentation nationale pour expliquer de quelle manière le gouvernement a collecté et affecté l’argent du trésor public durant l’exercice 2019. Une obligation légale qui conditionne l’examen du projet du budget 2021.

Dans son intervention, l’argentier national a commencé par présenter l’économie du projet de loi caractérisée par quelques foyers de tension en Ituri, Kasaï et Kivu.

L’année 2019 a vu les finances être maximisées à l’ordre de 66% des assignations. « La même année a été caractérisée par la résurgence du choléra et d’ebola à l’Équateur.
Le code minier révisé a produit des dividendes », a reconnu le financier de la République, José Sele Yalaghuli.

Débat général

Ensuite, c’était le tour des groupes parlementaires de s’exprimer.

Lors de ce débat, l’on a noté que plusieurs manquements ont été relevés dans l’exécution de ce budget 2019. Il s’agit entre autres des graves dépassements par certaines institutions dont la présidence de la République, la primature, le ministère des Finances.

Pendant que certains secteurs ont englouti d’énormes sommes, d’autres n’ont jamais connu un début d’exécution. Certains élus ont déploré le dépôt tardif de ce projet de loi depuis seulement trois jours à la cour des comptes.

Beaucoup d’argent ont été décaissés en mode urgence violant les lois en matière de passation des marchés publics. Beaucoup de projets sociaux enregistrent zéro pourcent d’affection budgétaire, ont déploré plusieurs députés nationaux.

Réponses aux préoccupations des députés

José Sele Yalaghuli a regroupé en 17 points toutes les questions soulevées par l’ensemble des députés. A cause de la covid19, a-t-il dit, les services du ministère des Finances n’ont pas collecté à temps les données à présenter dans le cadre de cette loi. Voilà qui justifie ce retard de dépôt.

En ce qui concerne les dépassements budgétaires déplorés par les élus nationaux, Sele Yalaghuli les a situé dans un contexte politique particulier en soutenant que la loi est opposable à tous.

Rappelons que le ministre Sele Yalaghuli qui n’était pas encore en fonction en 2019 est venu s’expliquer suivant le principe de la continuité du fonctionnement de l’Etat.

La plénière a finalement adopté ce projet de loi en l’envoyant à la commission ad hoc pour le toilettage.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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