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Politique

Assemblée nationale : la loi sur la nationalité donne des maux de ventre à Jean-Claude Kibala

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Le député national Jean-Claude Kibala n’est pas à l’aise depuis que la loi dite Tshiani, est entrain de prendre de l’ampleur et que le peuple congolais adhère à l’idée de verrouiller les plus hautes fonctions politiques dans ce pays.

Intellectuellement limité, le cadre de la plateforme politique « Ensemble pour le République » a planté dans sa mémoire que la loi consacrant la  » Congolité » a été conçue contre Moïse Katumbi Chapwe.

Ivre de rage ou en panne d’argument, l’élu de Mwenga (Sud-Kivu) s’en prend au président de l’Assemblée nationale. Il l’accuse d’avoir, selon lui, défendu le député Pululu Nsingi qui a déposé une initiative parlementaire ou d’avoir dénoncé les menaces de certaines classes politiques à l’endroit du porteur de la proposition de loi.

Visiblement pris d’insomnie depuis la montée de l’idée de congolité, le député national Jean-Claude Kibala a entamé une argumentation _ad hominem_ dans l’espoir de décourager l’initiative de son collègue député au motif que son mentor se retrouve effacé de la scène politique congolaise, notamment la course pour la présidence.

Animé de mauvaise foi, Jean-Claude Kibala multiplie les déclarations de presse en vue de manifester sa solidarité envers Moïse Katumbi.

Avec cette manière de voir et faire les choses, Jean-Claude Kibala se veut le piètre député d’une génération parlementaire perdue et ignorant la mission qui lui est dévolue, étant ambassadeur et défenseur du peuple. Quel effort en effet Kibala fournit-il pour tomber si bas, au point de ne pas comprendre qu’une loi est d’office impersonnelle ! En clair, pourquoi Jean-Claude Kibala lie-t-il le nom de Moïse Katumbi à un texte de loi différent d’un article de presse ?
Faut-il dire que Moïse Katumbi doit pleurer sur des gens qui le défendent en le ridiculisant.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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