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Assemblée nationale : Kabund déchu !

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La chambre basse du parlement, sous la direction de Jeanine Mabunda, a examiné ce lundi 25 mai 2020 la pétition de Jean-Jacques Mamba exigeant la destitution de Jean-Marc KABUND a KABUND du poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Après plusieurs interventions des députés nationaux allant dans le sens de soutenir la pétition de Jean-Jacques Mamba, la majorité d’élus a voté pour l’éviction de Jean-Marc KABUND.

Après cette destitution, c’est une page sombre qui vient de s’écrire dans le parcours politique de Jean-Marc KABUND a KABUND qui se contentera désormais de son unique statut de député national et plus jamais de membre du bureau de cette chambre législative.

Bien avant cette étape, la plénière a été suspendue suite à l’incident causé par les députés de l’Union pour la démocratie et le progrès et Social ( UDPS) après le rejet de la motion soulevée par l’élu de la Lukunga, le Professeur Tony Mwaba, qui avait sollicité le renvoi de la pétition à la commission PAJ pour examen des irrégularités dénoncées. Proposition bottée en touche par Jacques Djoli qui a laissé entendre que la pétition doit être examinée en plénière et non par la commission, car dit-il, la pétition est une démarche soutenue par le règlement intérieur de la chambre basse.

Pour sa part, l’élue de Bumba et Présidente de l’Assemblée nationale, Jeannine Mabunda, avait dans son intervention dénoncé une consigne soutenues par les élus UDPS de manière à semer le désordre pour perturber le déroulement de la plénière.

L’unité, une urgence pour l’UDPS-TSHISEKEDI

Après cette destitution, analysent plusieurs observateurs, le parti présidentiel va probablement tirer les conséquences face à son partenaires du FCC. D’autres par contre estiment que l’Udps ne peut pas brûler le pays en ce temps de crise sanitaire causée par la Covid19 pour un individu remplaçable.

« Jean-Marc KABUND doit se ressaisir et restaurer l’unité au sein du parti pour soutenir le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui actuellement se bat seul face à plusieurs blocs politiques notamment Lamuka, FCC, bien qu’en coalition, mais aussi face l’UNC de Vital Kamerhe qui a actuellement des ennuis judiciaires… », a fait remarquer un analyste à CONGOPROFOND.NET.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Journée internationale des Droits de l’Homme : « Nos besoins essentiels au quotidien » au cœur des défis congolais

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Le 10 décembre 2025, le monde célèbre la Journée Internationale des Droits de l’Homme, commémorant l’adoption historique de la Déclaration Universelle en 1948. Cette année, le thème « Droits humains, nos essentiels de tous les jours » ou « Nos besoins essentiels au quotidien » résonne avec une force particulière, rappelant que les droits de l’homme ne sont pas des concepts abstraits, mais le fondement même d’une existence digne. Nulle part ce principe n’est plus crucial à examiner qu’en République Démocratique du Congo (RDC), un pays aux immenses richesses et aux défis profonds.

L’Indivisibilité des Droits : Un principe vital

Le thème de 2025 souligne l’indivisibilité et l’interdépendance de tous les droits. Le droit à la vie (art. 3) est intimement lié au droit à l’alimentation (art. 25), lui-même dépendant du droit au travail (art. 23) et à la sécurité (art. 3). La paix (préambule) est la condition sine qua non de l’accès à la santé (art. 25) et à l’éducation (art. 26). Cette vision holistique est essentielle pour analyser la situation en RDC, où la fragmentation des droits aggrave les vulnérabilités.

Les « Essentiels Quotidiens » en RDC : Entre Réalité et Aspiration

En RDC, la traduction des droits en « essentiels quotidiens » rencontre des obstacles majeurs, mais aussi des résiliences remarquables.

1. Le Droit à la Sécurité et à la Paix : Dans l’Est du pays, l’insécurité chronique liée aux activités de groupes armés nie le droit le plus fondamental : celui de vivre à l’abri de la peur. Les déplacements forcés de populations brisent les tissus communautaires et privent les individus de l’accès à leurs terres, leur logement et leurs moyens de subsistance. Sans sécurité, aucun autre droit ne peut pleinement exister. Cette réalité illustre tragiquement le thème : la paix est le premier « besoin essentiel au quotidien ».

2. Les Droits Économiques et Sociaux : Malgré un sous-sol extraordinairement riche, une large partie de la population congolaise lutte pour ses besoins essentiels. L’accès à l’eau potable, à une alimentation suffisante, à des soins de santé de qualité et à une éducation demeure un défi quotidien pour des millions de personnes. Le droit au travail décent est souvent compromis par l’économie informelle et l’exploitation. Pourtant, la créativité et l’économie de débrouillardise (Système D) témoignent de la quête inlassable des Congolais pour réaliser ces droits par eux-mêmes.

3. Les Droits Civils et Politiques : L’espace démocratique, bien que présent, fait face à des tensions. La liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association est parfois entravée. La participation pleine et entière de tous, notamment des femmes, des jeunes et des peuples autochtones, aux décisions qui affectent leur vie est un enjeu constant. Garantir ces droits est pourtant crucial pour que les citoyens puissent revendiquer et défendre leurs autres droits sociaux et économiques.

4. Les Populations Vulnérables : Les femmes, souvent premières victimes de violences et d’inégalités structurelles, les enfants privés d’école ou enrôlés de force, et les communautés locales impactées par l’exploitation des ressources, voient leurs droits essentiels quotidiennement bafoués. Leur inclusion et leur protection sont la pierre de touche de tout progrès authentique.

Des Lueurs d’Espoir et des Voies d’Action

Face à ce tableau complexe, des forces vives travaillent à faire des droits humains une réalité quotidienne : Une société civile dynamique et courageuse qui documente les abus, assiste les victimes et plaide pour des réformes. Des mécanismes juridiques nationaux et internationaux (la Cour Pénale Internationale, les juridictions militaires congolaises) qui, malgré des limites, poursuivent les auteurs des crimes les plus graves. Des initiatives communautaires de paix, de dialogue et de développement local qui restaurent le tissu social. Un cadre légal progressif (la Constitution, les lois sur la parité, la protection des défenseurs des droits) qui, s’il était pleinement mis en œuvre, constituerait un puissant levier.

Réaffirmer l’Urgence de l’Action

La Journée Internationale des Droits de l’Homme 2025, avec son thème centré sur le quotidien, nous somme de regarder en face une vérité simple : en RDC comme ailleurs, les droits de l’homme sont la mesure de notre humanité commune. Ils ne sont pas négociables.

L’applicabilité des droits en RDC exige une action concertée et indivisible :

– Priorité à la protection des civils et à la fin de l’impunité pour rétablir la sécurité, fondement de tous les autres droits.

– Investissements massifs et transparents dans les services essentiels : santé, éducation, eau, alimentation.

– Renforcement des institutions démocratiques et de l’État de droit pour garantir les libertés fondamentales.

– Responsabilité des acteurs économiques pour que l’exploitation des ressources bénéficie enfin aux populations.

– Soutien international cohérent qui place les droits humains au centre de tous les partenariats.

En cette journée du 10 décembre, honorons la résilience du peuple congolais en réaffirmant que ses « besoins essentiels au quotidien », la paix, le pain, la dignité, la justice, ne sont pas des privilèges, mais des droits inaliénables. Le chemin est long, mais chaque pas vers la réalisation de ces droits indivisibles est un pas vers une RDC où la promesse de la Déclaration Universelle devient, enfin, une expérience vécue chaque jour.

Régis MBUYI NGUDIE, Penseur et Consultant en communication

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