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Assemblée nationale : bilan 2019 positif, selon le rapporteur Célestin Musao
Célestin Musao Kalombo, rapporteur de l’Assemblée nationale, a présenté ce jeudi 19 décembre au Palais du peuple, le bilan du Bureau de la Chambre basse du parlement depuis son installation le 24 avril 2019. Énumérant ainsi plusieurs réalisations parmi lesquelles, les contrôles parlementaires, les votes des lois et autres attributions reconnues à l’Assemblée nationale, conformément à son règlement d’ordre intérieur et aux dispositions reconnues dans la Constitution de la République.
« Le Bureau de l’Assemblée Nationale a eu à convoquer régulièrement les séances plénières pour que les députés procèdent à l’exercice des missions leur dévolues par la constitution de la RDC. Il y a eu également la mise en place des différentes commissions permanentes qui ont travaillé régulièrement, sans oublier la mise en place du comité des sages. Il faut dire que toutes ces activités ont été menées en intelligence avec nos amis de l’opposition. Aussi, plusieurs députés ont fait des propositions des lois qui ont été examinées et adoptées. Il y avait aussi plusieurs questions orales avec ou sans débat qui ont permis aux élus de contrôler le gouvernement », a fait savoir Célestin Musao.
Au sujet du Budget 2020, le député a rappelé que cet exercice a été précédé par l’audition du rapport de la Cour des comptes et le projet de loi de reddition des comptes exercice 2018. » Vous vous souviendrez que la loi des finances exercice 2020 répond aux souhaits du gouvernement qui voulait avoir un budget à la taille de la République. Cela n’est pas encore le cas mais reconnaissance tout de même que c’est un début », a-t-il indiqué.
Somme toute, le rapporteur a parlé d’une moisson abondante dans la mesure où les députés ont examiné et voté plusieurs autres lois en dehors du budget 2020, matière essentielle de la session de septembre. La troisième législature de la troisième République est à pied d’œuvre et n’entend nullement décevoir la population.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
