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Assemblée nationale : Augustin Kabuya tourne à son tour définitivement la page Kabund
Après le choix du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi porté sur Patricia Nseya Mulela, élue de la circonscription de Likasi, et secrétaire nationale de l’UDPS en charge de la Solidarité et des Actions Humanitaires, comme candidate unique du parti pour succéder à Jean-Marc Kabund au poste de 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social, d’autres élus et cadres du parti l’ont accompagné ce lundi 08 juin 2020 au Palais du Peuple pour déposer sa candidature à quelques heures de la clôture.
À l’issue de cet exercice, Augustin Kabuya a fait savoir aux chevaliers de la plume et du micro que le Cap pour le Changement (CACH) et le Front Commun pour le Congo, (FCC) sont toujours en coalition.
Au stade actuel, a-t-il rappelé, il n’y a pas de problème au sein de la coalition FCC-CACH. À l’en croire, le plus important à ce jour, est le dossier du remplacement de Jean-Marc Kabund au bureau de l’Assemblée nationale.
« Le FCC et CACH nous sommes toujours en coalition puisque pas plus tard qu’il y a 3 jours, l’autorité morale du FCC nous avait fait parvenir la liste de ses mandataires et nous avons tout pris pour traîter ça ensemble », a-t-il souligné.
Et d’insister: « Il n’y a pas de problème que nous pouvons spéculer au stade actuel ». « Ayez vos apaisements, quand il y aura un problème, vous me verrez toujours comme d’habitude. je me suis jamais caché derrière les rideaux pour dire quoi que ce soit », a promis l’actuel numéro deux du parti présidentiel.
Il sied de noter que la campagne électorale pour ce poste de premier vice-president de l’Assemblée débute déjà ce mardi 09 juin et va se clôturer le 10 juin. L’élection proprement dite est prévue le 12 juin, d’après le calendrier rendu public par la chambre basse du parlement.
Au regard du développement de la situation, il y a lieu de conclure que l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale, Jean Marc Kabund, n’a plus d’autre choix que d’abandonner sa démarche tendant à récupérer son siège au bureau de l’hémicycle au risque de se suicider politiquement.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
