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Assassinats d’un juge, d’un colonel de la police, etc.: Tshikapa a la peur au ventre, interdiction des motos de circuler à 21 heures !
Une psychose règne dans la ville de Tshikapa depuis quelques temps à cause de l’insécurité. Ce mercredi 23 août, cette situation a atteint son point culminant avec l’assassinat du colonel de la PNC à Tshikapa ville, dont la vie a été arrachée par des bandits armés non autrement identifiés.
Cette tragédie sombre qui trouble la quiétude de la population s’est produit à son domicile situé sur l’avenue Diba à Kamalenga dans la commune de Kanzala.
A en croire les temoins de l’événement, le colonel n’était pas la cible, mais il est tombé dans le filet des malfrats qui passaient par son avenue en provenance d’une opération.
«Ils ont arraché une somme d’argent d’un opérateur économique du quartier appelé Ndongala. En voulant s’échapper à l’issue de la réussite de leur mission, ils ont été menacés par des cris de la population alertée. À sa sortie pour savoir de quoi il était question, le colonel est tombé devant ces kuluna qui n’ont hésité de tirer à la tête…»,explique-t-on.
En outre, son propre fils a, pour sa part, aussi reçu une balle. Dès l’aube de ce jour, il a été acheminé à l’hôpital général de référence de Tshikapa pour les soins appropriés.
Il convient de noter que le corps sans vie du colonel Mikanda a été transféré à la morgue, alors que son garde du corps a été interpellé pour de raison d’enquête, comme l’a annoncé le ministre provincial de l’Intérieur.
Il sied de rappeler que cette tragédie intervient quelques mois après l’assassinat du chef de parquet près le tribunal de paix de Tshikapa. Tous deux furent fidèles de l’église Néo-Apostolique.
Dans les deux cas, leurs gardes du corps n’ont pas réussi à réagir même avec une simple sommation.
« Est-ce leur Meurtre un coup monté ? »,
«Est-ce un règlement de compte ou juste une embuscade ? », «Où en sommes-nous avec les enquêtes sur la mort du chef de parquet près le tribunal de paix ? », s’interrogent les habitants.
Pour mémoire, le général Sylvano Kasongo, nommé sur Ordonnance présidentielle dans le kasaï, ne repond toujours pas présent à son poste du travail.
Ayant épuisé tous les mécanismes sécuritaires, le gouvernement provincial vient d’imposer l’interdiction de circulation des motos au delà de 21h00′ pour lutter contre l’insécurité.
Clémentus Lusamba Lua Mbombo/CONGOPROFOND.NET