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Actualité

Assassinat d’un militant de l’Ecidé : Devos Kitoko s’en prend vivement au pouvoir

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Un militant du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) a perdu la vie dans la nuit de lundi à mardi, suite aux coups lui administrés par un élément de la Police nationale congolaise, devant le siège de ce parti de l’opposant Martin Fayulu, à Kinshasa.

Le secrétaire général du parti qui s’est rendu dans la matinée sur le lieu pour s’enquérir de la situation, déplore le fait que la mission dévolue à l’État pour protéger la population, retourne encore contre la même population.

 » Nous avons la peine de constater que l’État qui est censé protéger les personnes, commence encore à tuer les enfants du pays. Nous venons de pleurer les morts à Makala, maintenant ils sont venus tuer à notre siège, nous nous demandons d’où viendra encore la sécurité dans ce pays », a déclaré Devos Kitoko.

Par ailleurs, l’Ecidé promet de suivre la situation de prêt, avec des enquêtes impartiales pour découvrir ce qui se cacherait derrière cet incident malheureux.

 » Notre priorité c’est de savoir pourquoi ils ont tué notre camarade. Est-ce que les policiers n’avaient-ils pas d’autre choix que de le tuer ? Ce n’est pas ça le travail de la police. Nous voulons savoir avec précision qu’est-ce que les gens de Fayulu ont réellement fait dans ce pays », a-t-il dit.

Le corps sans vie du regretté Gires Mwanza a été amené à la morgue par son parti, avec l’accompagnement de la Police nationale congolaise, en attendant l’ouverture des enquêtes pour dénicher les principales raisons de cet incident malheureux.

Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET

Politique

Guillaume Ngefa Atondoko : l’inflexible gardien du Droit au service de la Justice du Peuple

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Il est des nominations qui sonnent comme des professions de foi. Celle de Guillaume Ngefa Atondoko au poste de Ministre d’État, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, le 8 août 2025, est de celles qui redonnent espoir à tout un peuple en quête d’équité. Rares sont les personnalités dont le pedigree international et le courage personnel forcent autant le respect.

Ce juriste chevronné, diplômé de Columbia University et de l’Institut des droits de l’homme de Strasbourg, n’a pas attendu les ors de la République pour servir son pays. Dès les années 1990, alors que la dictature zaïroise étouffait toute velléité de liberté, il cofondait l’AZADHO (devenue ASADHO), bravant menaces et tentatives d’assassinat pour documenter les exactions. Son parcours à l’ONU, où il a piloté la Division des droits de l’homme de la MINUSMA au Mali avant d’en être expulsé pour son intransigeance, puis dirigé l’Examen Périodique Universel à Genève, a forgé en lui une cuirasse d’intégrité.

Aujourd’hui, c’est avec cette même intransigeance morale qu’il a accepté de relever le défi le plus périlleux de sa carrière : restaurer la foi des Congolais en leur justice. Conscient de l’immensité de la tâche dans un système judiciaire miné par la corruption et la lenteur, Guillaume Ngefa n’a pas perdu une minute pour poser les jalons de son ambitieux projet réformateur. Son action s’articule autour d’une vision claire : une justice de proximité, digitalisée et surtout indépendante.

Parmi ses premières initiatives marquantes, on note le renforcement immédiat de la coopération avec la MONUSCO pour l’humanisation du système pénitentiaire congolais, un dossier brûlant tant les conditions de détention sont souvent indignes. En recevant Patience Saï et en relançant les travaux du groupe technique sur la stratégie pénitentiaire, il a démontré que la modernisation des infrastructures carcérales et la protection des détenus, en particulier les femmes, figuraient au sommet de ses priorités.

Parallèlement, il travaille à la digitalisation de la chaîne judiciaire et à la réforme de la formation des magistrats, avec l’ambition affichée de faire de l’École de magistrature un creuset d’excellence éthique et non plus un simple lieu de passage. Mais au-delà des réformes techniques, c’est la dimension profondément humaine et politique de sa mission qui impressionne. Nommé dans un contexte de crise de légitimité suite aux affaires ayant éclaboussé son prédécesseur, il incarne un “pari risqué” sur l’éthique. Pourtant, cet homme qui a documenté les massacres des années 1990 et survécu à l’exil forcé sous Laurent-Désiré Kabila, aborde cette nouvelle bataille avec la sérénité des vétérans.

S’il se définit comme le “ministre du peuple”, c’est parce qu’il sait que la justice ne se décrète pas d’en haut ; elle se vit au quotidien dans les villages reculés et les quartiers populaires. En posant la première pierre d’une justice de proximité et en s’attaquant frontalement aux interférences politiques, Guillaume Ngefa Atondoko ne cherche pas à être populaire, mais à être utile. Et c’est précisément dans cette quête d’une justice intègre et souveraine que réside tout l’espoir d’un État de droit véritable en République Démocratique du Congo.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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