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ARSP : Ted Beleshayi mise sur les agents pour professionnaliser l’institution
Depuis son arrivée à la tête de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), le 11 juin 2026, Ted Beleshayi Kasanda entend insuffler une nouvelle dynamique au fonctionnement de l’institution. Au cœur de cette orientation : les ressources humaines, avec l’ambition affichée d’améliorer les conditions de travail, de renforcer les compétences et de promouvoir davantage le mérite et le professionnalisme.

Les agents au cœur de la nouvelle dynamique
Dès sa prise de fonctions, le nouveau directeur général s’est montré attentif aux préoccupations exprimées par le personnel, notamment sur la question des conditions salariales. Face à cette revendication, Ted Beleshayi avait lancé : « J’ai entendu quelqu’un dire salaire emata (que ça augmente, ndlr), et ça va augmenter ».
Au-delà de la question salariale, la nouvelle direction veut surtout faire évoluer les compétences et les méthodes de travail au sein de l’ARSP. L’objectif est de disposer d’un personnel mieux préparé à répondre aux exigences croissantes de la régulation de la sous-traitance et du contrôle de l’application de la législation.
121 candidats pour le corps des inspecteurs
L’organisation, le 15 août 2026, d’un test écrit destiné aux futurs inspecteurs constitue l’un des principaux marqueurs de cette volonté de professionnalisation. Selon les données communiquées par l’ARSP, 121 candidats ont pris part à cette épreuve.
À travers ce processus, l’institution cherche à constituer un corps d’inspecteurs capable d’assurer efficacement les missions de contrôle, de suivi et de vérification de la conformité des activités de sous-traitance.
Pour Ted Beleshayi, ces agents sont appelés à jouer un rôle stratégique dans la défense du contenu local. Il les a ainsi présentés comme les « soldats » de l’ARSP, chargés de veiller au respect des règles et à la participation effective des entreprises congolaises aux opportunités économiques.
Une fonction de contrôle appelée à se professionnaliser
Le test des inspecteurs ne se limite donc pas à une opération de sélection de personnel. Il s’inscrit dans une volonté plus large de faire du contrôle une fonction spécialisée, fondée sur des compétences techniques, mais également sur l’intégrité et le sens du service public.
Cette évolution intervient alors que l’ARSP entend renforcer la qualité de ses missions sur le terrain. Les inspecteurs doivent notamment être capables d’examiner les contrats, de vérifier les déclarations des entreprises, d’identifier les éventuelles irrégularités et d’apprécier la conformité des relations entre entreprises principales et sous-traitants.
Une administration entre exigences et facilitation
La réforme interne s’accompagne par ailleurs d’une volonté de simplification administrative. Sous l’impulsion de la nouvelle direction, la durée de validité des attestations d’agrément est passée de trois à cinq ans.
Pour les entreprises agréées, cette évolution réduit la fréquence des démarches liées au renouvellement des documents administratifs. Elle participe à la volonté de faire évoluer l’ARSP vers une administration davantage orientée vers la facilitation, tout en maintenant les exigences de conformité.
Vers une nouvelle culture institutionnelle
À travers ces différentes initiatives, la nouvelle direction cherche ainsi à articuler valorisation du personnel, montée en compétences et efficacité institutionnelle.
L’enjeu est désormais de transformer les orientations annoncées en résultats durables : un personnel mieux formé, des inspecteurs opérationnels, des procédures plus lisibles et une administration capable d’accompagner les opérateurs économiques tout en veillant au respect des règles.
Quelques mois après la nomination de Ted Beleshayi Kasanda, la transformation de l’ARSP reste encore en phase de déploiement. Mais la place accordée aux ressources humaines apparaît déjà comme l’un des axes structurants de cette nouvelle séquence institutionnelle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET