Actualité
Arrivée de F. Tshisekedi à Tshikapa : Rien à inaugurer !
Le président de la République Felix Antoine Tshisekedi devrait être accueilli à Tshikapa dans la province du Kasaï, ce samedi 28 décembre, mais son arrivée a été décalée à ce dimanche 29 décembre 2024.
Pour le gouverneur du Kasaï Crispin Mukendi ce report est dû au mauvais temps. Mais sur place à Tshikapa, aucune menace des intempéries n’a été observée, les cieux étaient ensoleillés, la population venue en liesse, était restée impatiente à l’aéroport tout comme sur le lieu du meeting, pour attendre le chef de l’État, jusqu’à 17h, après l’annonce du report de son arrivée.
Cependant, à la même heure, le Président Tshisekedi venait de procéder à l’inauguration de l’Hôpital de la Muya à Mbuji-Mayi, puis au lancement des travaux de modernisation de la route qui relie Mbuji-mayi, Kabinda et Mbanga. Dans la même ville, il a promis de disponibiliser 50 millions de dollars américains, pour la relance de la MIBA.
A Tshikapa, aucune infrastructure n’a été construite pour être inaugurée à l’arrivée du chef de l’État. Felix Tshisekedi passera donc son séjour dans cette ville sans enjeu majeur, comme lors de son passage à Kananga. Il devra, comme d’habitude, se contenter de recueillir des desiderata, comme s’il venait de commencer son règne. Les communs de mortel s’interrogent sur la réponse réservée par Felix Tshisekedi aux inquiétudes lui présentées lors de son premier passage à Tshikapa, comme président de la République en 2021.
La population de Tshikapa est impatiente de bénéficier, des infrastructures pour son développement, au règne de Felix Tshisekedi. En dépit de plusieurs défis infrastructuraux à relever dont l’achèvement de la route Tshikapa – Kandjaji à la frontière avec l’Angola, d’une importance capitale pour le désenclavement de cette province; la route Kamwesha-Kananga, ect. à deux mandats, le Président Tshisekedi a inauguré aucune infrastructure à Tshikapa.
La population de la province du Kasaï qui se voit oubliée, reste exigeante et prête à mettre le chef de l’État devant ses responsabilités, pour le décollage de cette province située à plus de 1000 kilomètres de la ville province de Kinshasa.
Willy Theway Kambulu
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
