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Arrestation des faux agents de la SOCODA à Kinshasa : Michel Kolangbo Agu invite les assujettis à effectuer impérativement des paiements à la banque

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La police nationale congolaise vient de tomber sur une bande de malfaiteurs qui truandent les tenanciers de bars, terrasses, boutiques, boites de nuit, restaurants, hôtels…, au nom de la Société congolaise des Droits d’Auteurs et des Droits Voisins (SOCODA COOP- CA) à Kinshasa.

Trois personnes, dont deux hommes et une femme, ont été appréhendés, le 14 mars dernier, au cours d’une opération bien organisée.

Ces malfrats ont utilisé des faux documents de la Société dans le but de percevoir les dûs des artistes auprès d’une boutique-bar au quartier Ruflaert, dans la commune de Kisenso 2. Ces hors-la-loi ont été pris en flagrance pendant qu’ils voulaient toucher de l’argent auprès d’un assujetti.

Selon l’OPJ Moyi, qui est en charge du dossier, ces hommes ont réussi à s’échapper quelques minutes avant l’arrivée des éléments de la police sur le lieu du crime. Seule une femme nommée Mvidi a été arrêtée et entendue sur PV au commissariat urbain de Mont Amba, en attendant d’être transférée devant les juges.

Signalons que ces contrefacteurs, qui se présentent comme des agents de la SOCODA, circulent dans la Capitale avec un tas de documents portant la signature et le nom d’un ancien coordonnateur provincial de la Société des droits d’auteurs/Kinshasa. Or, ce dernier a été déjà licencié par la Direction générale de l’entreprise depuis plus d’un an.

Dans un communiqué de presse publié le 15 mars dernier, la Direction générale de la SOCODA a tenu à informer l’opinion nationale et internationale que seulement les inspecteurs-percepteurs sont autorisés à traiter les dossiers des assujettis.

La Société a insisté que tout paiement doit impérativement être effectué à la banque au numéro de compte indiqué sur la note de perception.

COMMUNIQUE DE PRESSE

En vue de mettre fin à la perception des redevances des droits d’auteur et des droits voisins par des éléments non autrement identifié, la Société Congolaise de Droits d’Auteurs et des Droits Voisins « SOCODA COOP –CA » en sigle, informe à tous les usagers d’œuvre de l’esprit (Bars, restaurants, cafés, hôtels, ngandas, boutiques…) que les inspecteurs-percepteurs sont autorisés à traiter leurs dossiers.

Ils seront munis :

– D’un ordre de mission signé par le Directeur Général Monsieur KOLANGBO AGU Michel ;

– D’une carte de service émise par la Direction Générale portant le logo actuel de la Société. Les contrevenants ne s’en prendront qu’à eux-mêmes.

NB : Tout paiement est effectué à la banque au numéro de compte indiqué sur la note de perception.

Fait à Kinshasa, le 15 mars 2022

Kolangbo Agu Michel
Directeur Général


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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