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Justice

Arrestation d’Éric Ntumba Nganga à Mont-Ngafula : La famille et l’ONG APVEC demandent des clarifications

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Le 20 octobre 2025, Éric Ntumba Nganga, membre de l’APVEC (Organisation non gouvernementale des droits humains), a été arrêté au domicile familial dans le quartier Masanga-Mbila, commune de Mont-Ngafula. Sa famille confirme l’arrestation, tandis que la police n’a fourni aucune explication officielle. L’ONG appelle à des clarifications rapides et au respect des droits des défenseurs des droits humains.

Arrestation confirmée par la famille et observée par des voisins

Selon la famille, des agents de la police se sont rendus au domicile d’Éric vers 5 h 30 du matin, identifiés par leurs uniformes. Plusieurs témoins et voisins présents à l’intérieur et à l’extérieur de la parcelle ont observé la présence policière.

Certains ont rapporté avoir vu un homme menotté être placé dans un véhicule de type jeep, tandis que d’autres n’ont pas pu confirmer qu’il s’agissait bien d’Éric Ntumba Nganga, ne le reconnaissant pas personnellement.

Avant son départ du pays en 2022, suite au sit-in du 6 mai 2022 devant le Palais du Peuple, Éric résidait dans la commune de Ngaba. À son retour en 2025, il avait réintégré le domicile familial de sa mère, où vivaient également ses frères et sœurs, dans un climat discret.

Selon sa famille, il avait décidé de revenir après avoir estimé que le temps écoulé et le calme relatif rendaient son retour possible, afin de retrouver sa famille et reprendre une vie normale.

Retour discret d’Éric après le sit-in de 2022

En mai 2022, Éric avait participé à un sit-in pacifique visant à obtenir un consensus autour des réformes électorales. Après cet événement, il avait quitté le pays sous la pression des autorités.

« Nous ne comprenons pas comment un événement datant du 6 mai 2022 peut conduire à une arrestation en octobre 2025. Pourquoi maintenant, alors qu’il vivait discrètement depuis son retour ? », a déclaré un proche de la famille, exprimant son incompréhension et ses inquiétudes.

Position de l’ONG APVEC

Monsieur Maick Lukadi, président de l’ONG APVEC, a rappelé que deux autres membres, Bob Liongo et Christian Nzumbi, avaient été arrêtés après le même sit-in et que leurs familles restent sans nouvelles officielles malgré plusieurs démarches auprès des autorités.

« Les défenseurs des droits humains ne sont pas des criminels. Leur travail est encadré par la Constitution et par des instruments internationaux garantissant la liberté d’expression et de réunion pacifique », a affirmé le président de l’ONG.

L’ONG a également évoqué Crispus Katumba, ancien chargé d’enquêtes et de mobilisation lors du sit-in de 2022, qui avait été exposé à d’importantes pressions, créant un climat d’insécurité pour lui et sa famille, illustrant les risques auxquels peuvent être confrontés les défenseurs des droits humains.

Silence des autorités

Deux jours après l’arrestation, aucune communication officielle n’a été publiée sur les motifs ou le lieu de détention d’Éric. La famille et l’ONG APVEC attendent des clarifications.

Notre rédaction a tenté de contacter les autorités compétentes pour obtenir leur version des faits, mais ces démarches sont restées sans suite.

Un observateur indépendant a commenté que l’absence d’informations officielles entretient l’inquiétude et souligne la nécessité de transparence.

En attente de clarifications

L’ONG APVEC et la famille d’Éric Ntumba Nganga appellent à des clarifications rapides sur sa situation et demandent que les procédures légales soient respectées par la police, afin que les défenseurs des droits humains puissent exercer leurs activités dans le cadre de la Constitution et des instruments juridiques internationaux garantissant la liberté d’expression et de réunion pacifique.

La rédaction mettra à jour cet article en cas de communication officielle des autorités.

N. M./CONGOPROFOND.NET

Actualité

Nord-Kivu II : 56.374 élèves, dont 31.780 filles, affrontent le TENASOSP 2026

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Le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) a été officiellement lancé ce jeudi 11 juin 2026 à Butembo, dans la province éducationnelle du Nord-Kivu II. La cérémonie s’est déroulée à l’Institut Kavaghendi, situé dans la commune de Vulamba, sous la présidence du maire de la ville, en présence des autorités politico-administratives et éducatives, des partenaires du secteur de l’éducation ainsi que des élèves de huitième année concernés par cette épreuve certificative.

Dans son intervention, Katembo Katomeko Arnold, représentant de l’Inspecteur principal provincial du Nord-Kivu II, a annoncé que 56 374 candidats, dont 31 780 filles, sont attendus dans 196 centres de passation à travers la province éducationnelle.

« Aujourd’hui, dans la province éducationnelle du Nord-Kivu II, nous avons 56 374 candidats attendus, dont 31 780 filles, répartis dans 196 centres de passation », a-t-il déclaré.

Procédant au lancement officiel des épreuves, le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a appelé l’ensemble des parties prenantes au strict respect des mesures barrières, en raison de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la ville et ses environs. Il a également invité les candidats à faire preuve de sérénité et de confiance.

« J’exhorte chacun au respect des mesures barrières contre la propagation de la maladie à virus Ebola qui connaît une résurgence à Butembo et dans les environs. J’appelle également les récipiendaires à rester sereins, à ne pas paniquer, mais à garder leur sang-froid. Avec la foi en Dieu, nous sommes convaincus que vous réussirez », a déclaré l’autorité urbaine.

Le TENASOSP est une épreuve certificative destinée aux élèves de la huitième année de l’enseignement de base. Il vise à évaluer leurs acquis et à les orienter vers les différentes filières de l’enseignement secondaire.

Les statistiques des quatre précédentes éditions témoignent de l’évolution de cette épreuve dans le Nord-Kivu II. Lors de la session 2021-2022, sur 46 194 candidats inscrits, 39 099 ont participé et 33 082 ont réussi, soit un taux de réussite de 85 %. En 2022-2023, 49 887 candidats étaient attendus, 44 244 ont pris part aux épreuves et 34 064 ont été déclarés admis, soit 77 %. La session 2023-2024 a enregistré 57 567 inscrits, dont 51 037 participants et 42 209 lauréats, représentant un taux de réussite de 83 %. Enfin, en 2024-2025, sur 52 151 candidats, 48 538 ont effectivement participé et 34 486 ont réussi, soit un taux de réussite de 71 %.

La session 2026 du TENASOSP se déroule sur deux jours, du 11 au 12 juin. La première journée est consacrée aux mathématiques, aux sciences de la vie et de la Terre, aux sciences physiques et technologiques, ainsi qu’aux technologies de l’information et de la communication. La seconde journée est réservée aux langues et aux sciences de l’univers social.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

 

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